Brazzaville, 17 mars 2026 —Convergence Afrique.

Sans réelle surprise, le président sortant du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle dès le premier tour, avec 94,82 % des suffrages exprimés selon des résultats provisoires annoncés par le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou.

Cette victoire, dans un scrutin largement boycotté par les principaux partis d’opposition, permet au chef de l’État, âgé de 82 ans, de prolonger son règne jusqu’en 2031. Déjà au pouvoir pendant plus de quatre décennies cumulées, il consolide ainsi sa place parmi les dirigeants les plus anciens du continent africain.

Un scrutin marqué par l’absence de concurrence
L’élection de dimanche s’est déroulée dans un contexte particulier, marqué par le retrait de plusieurs figures de l’opposition qui dénonçaient des conditions électorales jugées inéquitables. En l’absence de véritables challengers, le résultat en faveur du président sortant semblait acquis d’avance.

Le taux de participation officiel, annoncé à 84,65 %, contraste cependant avec les observations de terrain. Des journalistes présents dans la capitale, Brazzaville, ont rapporté une faible affluence dans les bureaux de vote tout au long de la journée.

Un climat sécuritaire et des restrictions strictes
Le déroulement du scrutin s’est accompagné de mesures sécuritaires strictes. Les autorités ont notamment suspendu l’accès à internet sur l’ensemble du territoire et interdit la circulation des véhicules le jour du vote. Les commerces sont restés fermés, tandis que les forces de sécurité armée, police et gendarmerie ont été massivement déployées dans les rues.

Dans le centre-ville de Brazzaville, les rues sont restées largement désertes, sous surveillance constante. Les rares électeurs rencontrés sur place ont, pour la plupart, refusé de s’exprimer publiquement ou de décliner leur identité, signe d’un climat de méfiance persistant.

Une longévité politique exceptionnelle
Arrivé au pouvoir pour la première fois en 1979, Denis Sassou Nguesso a dirigé le pays à plusieurs reprises, alternant périodes de présidence et parenthèses politiques, avant de revenir au pouvoir en 1997. Depuis, il n’a cessé de consolider son autorité, notamment grâce au soutien du Parti congolais du travail (PCT).





Assistant Edu Gabon