À l’approche du 18 avril 2026 à Mouila, capitale provinciale de la Ngounié, où se tiendra l’élection à la présidence de la Fédération Gabonaise de Football, le débat public prend une intensité particulière.
Pierre Alain Mounguengui, président candidat à la fegafoot@.
Ces derniers jours, de nombreuses prises de parole ont émergé sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias autour de la candidature de Monsieur Pierre Alain Mounguengui pour un quatrième mandat.
Mais face à cette effervescence, une question essentielle s’impose : sommes-nous en train de juger un homme… ou d’évaluer un bilan ?
Car une institution comme la FEGAFOOT ne peut être réduite à des perceptions. Elle doit être appréciée à travers ses résultats, ses transformations et son positionnement dans l’écosystème du football national et international.
Depuis 2014, sous la présidence de Monsieur Mounguengui, la Fédération Gabonaise de Football a évolué dans un environnement structuré par des partenaires majeurs tels que la FIFA, la Confédération Africaine de Football (CAF) et les institutions nationales comme le Ministère des Sports du Gabon et le Comité National Olympique Gabonais.
Ancien arbitre international reconnu, ayant évolué dans des compétitions organisées par la FIFA et la CAF, Pierre Alain Mounguengui a progressivement construit un réseau et une crédibilité au sein des instances du football africain. Son accession à des responsabilités au sein de la CAF en 2025 illustre cette reconnaissance institutionnelle.
Sur le plan interne, des efforts ont été engagés en matière de structuration des compétitions, de professionnalisation progressive des clubs et de développement du football local, en lien avec les orientations de la FIFA et les programmes d’appui au développement du football africain.
Dans ce contexte, plusieurs voix issues du monde sportif, d’anciens internationaux, d’acteurs du football local et de personnalités publiques se sont exprimées, chacune apportant sa lecture, parfois critique, parfois favorable, mais toujours révélatrice d’un enjeu plus profond : l’avenir du football gabonais.
C’est pourquoi selon moi le débat ne doit pas être confisqué par les émotions ou les clivages.
Il doit s’inscrire dans une logique de responsabilité. Car soutenir une continuité institutionnelle ne signifie pas ignorer les insuffisances.
Le véritable enjeu est ailleurs : dans notre capacité collective à construire une fédération plus forte, et plus alignée avec les standards internationaux portés par la FIFA et la CAF.
Le 18 avril 2026 ne sera donc pas simplement une échéance électorale, ce sera un moment de vérité pour le football gabonais. Un moment où chaque acteur des institutions aux supporters, des dirigeants aux joueurs devra faire un choix éclairé, fondé non pas sur des impressions, mais sur une analyse lucide et responsable.
Car au final, ce n’est pas seulement une élection que nous préparons.
C’est une orientation pour l’avenir.
Didier Oyono E
Leader d’Opinion
Acteur en Milieu Jeunesse
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