Par Roy ATIRET BIYE, Journaliste et Éditorialiste politique

Après la suspension par le Ministère des Sports du processus électoral en cours pour le renouvellement du Président de la Fédération Gabonaise de Football, une délégation confédérale de la CAF et FIFA séjournent actuellement à Libreville pour établir le dialogue avec le gouvernement et les instances du mouvement sportif au Gabon.

Cette séquence autour de l’élection présidentielle de la FEGAFOOT est une étape institutionnelle et corporatocratique, qui oblige à une exigence d’intelligence et une bonne culture dans l’évaluation et la compréhension des actes Républicains et des processus électoraux. Mais aussi l’analyse des comportements des acteurs, à fin d’éviter les interprétations delirantes, ou d’autres considérations adjectives. Cette demande d’intelligence permettrait de conjurer l’exacerbation des clivages et de sortir des auditoriums platoniciens.
En effet, la rigueur du droit, la retenue du verbe dans ces situations témoignent à la fois deux enjeux particuliers pour la maturité des acteurs. Car tout mot mal placé pourrait amplifier les maux. C’est dans cette architecture d’esprit et de responsabilité que s’illustre Pierre Alain Mounguegui dont peut-être le seul crime est d’être candidat à sa propre succession. Il ne s’agit ni d’un plaidoyer ni d’une légitimation de cette noble aventure démocratique individuelle que garantit la constitution de notre pays et toute la littérature du droit international sur la participation politique et les droits humains. Mais plus particulièrement ceux de la FIFA, de la CAF, ajoutés aux statuts et règlements inhérents à la FEGAFOOT.

Dans ce moment à multiples inconnus, ses silences propres remarquées aussi témoignent d’une tentative ordonnée de réconciliation non seulement avec lui-même mais également avec tous les acteurs du mouvement sportif Gabonais, du moins du football. Ainsi qu’avec les pouvoirs publics et le peuple, plus grand admirateur et fidèle supporter du football national. Ce grand esprit, ne n’oublions pas , est un produit des règles du monde arbitral et participe valablement au rayonnement des couleurs nationales au fronton de l’instance Panafricaine du football( la CAF). Son rôle de troisième Vice Président de la CAF participe de cette dimension géopolitique sportive. Il est important d’y accorder une grande attention à cet enjeu à défaut de la diabolisation excessive par une certaine presse œuvrant dans l’hystérisation des débats en dessinant toujours le diable sur le mur de PAM .

Pierre Alain Mounguegui semble par son attitude garder le sans froid comme le postulait Molière dans le Misanthrope  » il sait raison garder » dans cette attitude de communication silencieuse et moins tapageuse telle que ne le semblerait pas l’être celle de ses adversaires . Une attitude de responsabilité qui épouse l’état d’esprit des statuts, des règlements et lois qui régissent le football. Parfois dissonantes avec les pratiques qui jalonnent souvent les compétitions électorales contemporaines en Afrique et dans d’autres cieux. En cela, le fils de Tchibanga marque un attachement remarquable et dévoué envers les institutions républicaines et à la légalité statutaire.

Cette double dialectique établie un dialogue spirituel dans l’état d’âme qu’il dégage. Celui d’attendre les décisions finales qui sortiront du dénouement de cette crise , s’il convient de la qualifier ainsi. De ce point de vue là, Elle( la légalité statutaire) constitue pour lui le socle autour duquel s’organise tout raisonnement du processus en cours.Dans tout le mouvement sportif du football dans le monde, la règle et les lois sont les seuls éléments définissant l’appartenance à la communauté internationale sportive des nations. En rappeler la primauté, c’est, en creux , refuser toute tentation d’exceptionnalisme.

Le Président Candidat Pierre Alain Mounguegui bien que diversement apprécié voue un culte dévoué et mesuré à la République Gabonaise qui l’a tout donné dit-il souvent dans des conversations rares qu’il accorde avec loisir aux rares journalistes et proches. Cette reconnaissance du sacré semble bien plausible dans son comportement et dans ses engagements professionnels.

« La situation actuelle doit être analysée froidement et dans une lecture attentive. Il s’agit de rétablir la complémentarité structurante et l’équilibre entre les pouvoirs publics et les instances internationales qui encadrent la pratique du football professionnel dans notre pays », soutient-il avec sagesse.

A cet effet la présence des instances internationales arbitrales du football contribue à une médiation généreuse et fécondante. Leur position finale est attendue avec la plus grande attention dans le camp Mounguegui. Par leur mission d’écoute, de dialogue et d’évaluation, elles (les instances internationales) contribuent à restaurer la confiance, et d’aligner les pratiques sur les standards internationaux mais aussi à garantir l’intégrité et la légitimité du processus électoral.

Dans cette prolongation du calendrier électoral, Pierre Alain Mounguegui choisit la cohésion du secteur à la fragmentation de l’univers institutionnel du Football Gabonais, n’en déplaise aux activateurs des vieux fantasmes.

PAR ROY ATIRET BIYE
Journaliste et Éditorialiste Politique
Certifié IDEA International en analyse politique et électorale
En spécialisation en Francophonie, Stratégie et Relations Internationales( IRIC).



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