À l’heure où la défiance envers les élus demeure un sujet récurrent dans le débat public gabonais, la députée du 3ᵉ arrondissement de Ntoum, , a choisi d’emprunter une voie peu commune. Élue le 4 juillet dernier, elle a lancé une tournée de remerciement couplée à un compte rendu parlementaire, une initiative qui s’achèvera ce samedi 8 août 2026.
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Pendant plusieurs jours, la parlementaire et son équipe ont parcouru une dizaine de localités de la circonscription. Un exercice de proximité assumé, rythmé par deux messages simples mais symboliques : «Pendant la campagne électorale, j’avais promis de revenir » et « Je suis venue vous dire merci ».
Au-delà du geste de gratitude, cette tournée traduit une conception du mandat fondée sur la continuité du lien entre l’élu et les citoyens. Dans une circonscription où, selon plusieurs observateurs, les contacts entre responsables politiques et populations se raréfient souvent après les scrutins, cette démarche apparaît comme une rupture avec des pratiques longtemps décriées.
La députée revendique d’ailleurs une représentation qui dépasse les clivages électoraux. « L’élection est derrière nous. Je suis le député de ceux qui m’ont élue, mais aussi de ceux qui ne m’ont pas élue. Je suis le député de tout le monde », a-t-elle déclaré au cours de ses différentes étapes, insistant sur la nécessité d’exercer un mandat inclusif.
Partout où la caravane s’est arrêtée, les échanges ont permis de présenter un premier compte rendu de son activité parlementaire tout en recueillant les attentes des habitants. Cette double démarche, mêlant redevabilité et écoute, a été favorablement accueillie par les populations, venues nombreuses à chacune des rencontres.
En choisissant de revenir sur le terrain quelques semaines seulement après son élection, Jeannette Okome Biyoghe envoie un signal fort : celui d’un mandat qui ne se limite pas aux périodes électorales. Reste désormais à inscrire cette proximité dans la durée. Car, en politique, la confiance ne se construit pas uniquement par les promesses, mais par leur renouvellement constant sur le terrain.
Par Mariette Iboumbi Koumba





