Libreville, le 8 août 2026. Les ennuis judiciaires de Monsieur Pierre Wilfried Okoumba, alias Kamitatou, se poursuivent. Selon des sources proches de la défense, l’intéressé a été extrait de la prison centrale de Libreville,le vendredi 7 août 2026 aux environs de 9 heures pour être présenté devant le parquet de la République dans le cadre de nouvelles plaintes initiées par Mme Victorine Tchiko, M. Yvon Guy Donat Tchicot et M. Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

Ces nouvelles démarches judiciaires interviennent alors que Wilfried Okoumba fait déjà l’objet d’une information judiciaire ouverte à la suite d’une première plainte initiée par le Franco-Gabonais Pierre Duro, Chef de mission de la Task Force sur la dette extérieure et intérieure. Cette première procédure avait conduit à son placement sous mandat de dépôt le 3 août 2026, selon des sources judiciaires concordantes.

D’après les sources de la défense, les griefs évoqués dans les nouvelles plaintes seraient similaires à ceux examinés dans la première procédure. Toutefois, après plusieurs heures d’attente, l’absence des plaignants a été constatée, conduisant le parquet à renvoyer le dossier à la semaine prochaine afin de permettre la comparution de l’ensemble des parties concernées.

Une audition par des agents de la DGDI#

Au cours de son passage au Palais de justice de Libreville, Wilfried Okoumba se serait entretenu avec deux agents de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI-CEDOC), selon des sources concordantes. Le contenu ainsi que l’objet de ces échanges n’ont pas été rendus publics.
Après plusieurs heures passées au Palais de justice, l’intéressé a regagné la prison centrale de Libreville aux environs de 16 h 05.

#Une interpellation qui continue d’alimenter les débats#

Pour rappel, selon les déclarations recueillies auprès de sa famille, Wilfried Okoumba avait été interpellé le 31 juillet 2026 à son domicile d’Akanda par des officiers de police judiciaire arrivés à bord de quatre véhicules.

Sa mère, témoin direct de la scène, s’était embarquée dans l’un de ces véhicules afin de connaître la destination de son fils. Selon son récit, les téléphones de Wilfried Okoumba et le sien auraient été confisqués à leur arrivée dans les locaux de la Police judiciaire. Elle n’aurait récupéré son téléphone qu’aux environs de minuit avant que son fils ne lui fasse transmettre, par l’intermédiaire d’un officier de police judiciaire, le message l’invitant à regagner son domicile.

Ces éléments demeurent les déclarations de la famille et ne préjugent ni des constatations officielles des enquêteurs ni de l’issue des procédures actuellement en cours.

#La présomption d’innocence demeure#

À ce stade, les différentes plaintes, investigations et procédures engagées relèvent de l’appréciation exclusive des autorités judiciaires compétentes. Les faits dénoncés font actuellement l’objet d’examens et de vérifications dans le cadre des procédures prévues par la loi.
Wilfried Okoumba Kamitatou demeure présumé innocent tant qu’aucune décision de justice définitive n’a établi sa culpabilité.

La Presse Judiciaire Gabonaise continuera de suivre l’évolution de ce dossier dans le strict respect de la présomption d’innocence, du secret de l’instruction, des droits de la défense et du principe du contradictoire.

Gaël BOBOUAGNO LENGA, journaliste spécialisé dans l’actualité judiciaire et juridique.





Assistant Edu Gabon