En marge de la 7ᵉ édition de « Ma Migovéènne », la présidente de l’Association des femmes leaders du Moyen-Ogooué a choisi de prolonger l’élan sportif par un geste de solidarité en faveur des enfants vulnérables de Lambaréné. Une initiative qui illustre une conception du leadership fondée sur l’action, la proximité et la responsabilité sociale.
À Lambaréné, ce samedi n’a pas été uniquement rythmé par les foulées, les chronomètres et les applaudissements. Au-delà de la ferveur suscitée par la 7ᵉ édition de « Ma Migovéènne », une autre séquence, plus discrète mais tout aussi significative, s’est jouée dans le quartier Dakar, au cœur du 1er arrondissement.
C’est dans ce cadre que Laetitia Carmella Diweckou, présidente de l’Association des femmes leaders du Moyen-Ogooué, a choisi de consacrer une partie de cette journée aux enfants vulnérables pris en charge par l’association « Mission possible ».
Loin des podiums et de l’effervescence de la compétition, la responsable associative est venue avec une délégation pour remettre des kits scolaires aux enfants accompagnés par cette structure. Un geste simple dans sa forme, mais lourd de sens à quelques semaines de la rentrée scolaire.
Au-delà du geste, une vision du leadership
Dans un environnement où les discours sur le leadership féminin se multiplient, Laetitia Carmella Diweckou semble vouloir privilégier une approche concrète. Pour elle, l’engagement ne saurait se limiter aux responsabilités institutionnelles ou à la visibilité publique. Il doit aussi se mesurer à la capacité de regarder vers celles et ceux qui vivent dans des situations de fragilité.
La visite au siège de « Mission possible » traduit précisément cette démarche.
L’association œuvre au quotidien auprès de personnes vulnérables, notamment des enfants, souvent loin des projecteurs. En venant à leur rencontre, la présidente de l’Association des femmes leaders du Moyen-Ogooué entend non seulement apporter une aide matérielle, mais également saluer le travail de celles et ceux qui ont fait de l’accompagnement social une mission quotidienne.
Les kits scolaires remis aux enfants constituent ainsi une réponse concrète à une préoccupation immédiate : permettre aux bénéficiaires d’aborder la rentrée avec davantage de sérénité.
Quand « Ma Migovéènne » dépasse le cadre sportif
Cette initiative prend une résonance particulière parce qu’elle intervient en marge de « Ma Migovéènne », un rendez-vous qui s’est progressivement inscrit dans la dynamique sociale et communautaire de Lambaréné.
La course rassemble, fédère et crée une énergie collective. Mais son impact ne se mesure pas uniquement à la performance sportive. Elle constitue également une occasion de promouvoir des valeurs de solidarité, de partage et de cohésion.
En choisissant de consacrer un temps de cette journée aux enfants vulnérables, Laetitia Carmella Diweckou prolonge donc l’esprit de l’événement sur un autre terrain : celui de la responsabilité sociale.
Le symbole est d’autant plus fort que le sport et l’action sociale partagent une même exigence : ne laisser personne au bord du chemin.
Des sourires qui valent plus qu’un podium
À « Mission possible », l’atmosphère a rapidement pris le dessus sur le protocole. Les sourires des enfants, visiblement heureux de recevoir ces fournitures, ont donné à la rencontre une dimension particulière.
Il y avait les cahiers, les fournitures et les autres éléments composant les kits scolaires. Mais derrière ces objets, c’est surtout un message qui était transmis : celui d’une communauté qui refuse l’indifférence.
Pour Laetitia Carmella Diweckou, cette démarche participe également à la valorisation du travail réalisé par les responsables de « Mission possible ». Leur action, souvent menée dans la discrétion, répond pourtant à des besoins essentiels et contribue à offrir un accompagnement à des enfants confrontés à la vulnérabilité.
À travers cette initiative, se dessine une conception du leadership féminin qui associe responsabilité, proximité et capacité d’action.
Il ne s’agit pas seulement de représenter ou de diriger. Il s’agit aussi d’être présente sur le terrain, d’écouter, d’identifier les besoins et, lorsque cela est possible, d’apporter des réponses.
À Lambaréné, Laetitia Carmella Diweckou a ainsi choisi de faire de la solidarité un prolongement naturel de son engagement.
Une manière de rappeler que le véritable leadership ne se mesure pas uniquement à la hauteur des fonctions occupées, mais aussi à la capacité de transformer une position de responsabilité en opportunités pour les autres.
À quelques kilomètres des chronomètres et des podiums de « Ma Migovéènne », cette rencontre avec les enfants de « Mission possible » aura finalement raconté une autre histoire : celle d’un leadership qui entend courir, non seulement pour gagner, mais aussi pour ne laisser personne derrière.




