Près de 600 coureurs ont investi les artères de Lambaréné, samedi, à l’occasion de la 7ᵉ édition de « Ma Migovéènne ». Bien plus qu’une compétition sportive, l’événement porté par Laetitia Carmella Diweckou s’impose progressivement comme un rendez-vous populaire, où performance, solidarité et cohésion sociale avancent au même rythme.
À Lambaréné, le sport avait samedi matin des airs de fête populaire. Près de 600 coureurs ont pris le départ de la 7ᵉ édition de « Ma Migovéènne », une épreuve désormais bien installée dans le paysage sportif du Moyen-Ogooué. Dans les rues de la ville du Roi-Soleil, les maillots ont remplacé, le temps d’une matinée, les tenues ordinaires. Les familles, les encadreurs et les spectateurs se sont massés le long des parcours pour accompagner les participants.
Pour cette nouvelle édition, l’organisation a fait le choix d’adapter la compétition aux différentes catégories d’âge. Trois parcours ont ainsi été aménagés, avec un même point d’arrivée : la tribune officielle.
Chez les jeunes âgés de 15 à 25 ans, le départ a été donné au carrefour Schweitzer. La deuxième catégorie, regroupant les participants de plus de 25 ans, s’est élancée depuis l’aéroport de Lambaréné. Les seniors, engagés dans la troisième catégorie, ont quant à eux pris le départ au niveau du centre de santé urbain.
Des podiums qui récompensent l’effort
Au terme des différentes épreuves, les chronos ont livré leur verdict. Dans la catégorie des 15-25 ans, Alicia Nyamba Nguema s’est hissée sur la première marche du podium. Chez les plus de 25 ans, Anne Diambou Lorice a dominé la course, tandis qu’Armelle Nzaou s’est imposée chez les seniors.
Mais à « Ma Migovéènne », la victoire ne se mesure pas uniquement au nombre de secondes gagnées sur la ligne d’arrivée. L’ambition affichée par les organisateurs est aussi de faire de la course un espace de rencontre et de fraternité.
À Lambaréné, les coureurs ont ainsi partagé la même ligne d’arrivée avec leurs familles, les bénévoles et les spectateurs. Une dimension sociale qui donne à cette manifestation une portée particulière dans une ville où le sport devient également un outil de rapprochement entre les générations.
Laetitia Carmella Diweckou voit plus grand
À l’origine de cette initiative, Laetitia Carmella Diweckou, également présidente de l’Association des femmes leaders du Moyen-Ogooué, revendique une ambition qui dépasse désormais les frontières de Lambaréné.
La promotrice s’est félicitée de la mobilisation enregistrée pour cette septième édition et entend capitaliser sur cette dynamique. Son prochain défi : faire sortir « Ma Migovéènne » du cadre provincial pour lui donner une dimension nationale.
L’objectif est clairement affiché : étendre progressivement la course aux autres provinces du Gabon et en faire un rendez-vous sportif national, capable de réunir les jeunes, les adultes et les seniors autour d’une même passion.
Cette volonté d’élargissement intervient alors que les manifestations sportives populaires apparaissent de plus en plus comme des espaces privilégiés de sensibilisation, de convivialité et de cohésion sociale. En faisant du sport un vecteur de rassemblement, « Ma Migovéènne » cherche ainsi à inscrire la pratique sportive dans une dynamique citoyenne.
Récompenser pour encourager
La fête s’est achevée par la remise de nombreux lots aux dix premiers de chacune des trois catégories. Une manière de saluer les performances des meilleurs coureurs, mais aussi d’encourager l’ensemble des participants à poursuivre leurs efforts.
Avec près de 600 participants pour cette septième édition, « Ma Migovéènne » semble avoir franchi un nouveau cap. La course ne se contente plus de traverser les rues de Lambaréné : elle commence à s’inscrire dans les habitudes et dans l’imaginaire collectif.
Reste désormais à transformer cette dynamique locale en rendez-vous national. Si l’ambition de Laetitia Carmella Diweckou se concrétise, les foulées de Lambaréné pourraient bientôt résonner bien au-delà des rives de l’Ogooué.
À Lambaréné, « Ma Migovéènne » a donc couru plus vite que les chronos : elle a surtout fait avancer l’idée d’un sport populaire au service du vivre-ensemble.
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