Libreville, 12 août 2026. — Le tour d’horizon des infrastructures publiques se poursuit dans le Grand Libreville. Mercredi, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a consacré une nouvelle étape de ses visites de terrain au secteur de la santé et à la formation médicale. Au Centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL), le chef de l’État a remis un important lot d’équipements biomédicaux et de matériel roulant avant d’inaugurer le Laboratoire national de santé publique, entièrement réhabilité et agrandi. À Owendo, il s’est ensuite rendu sur le chantier d’extension de l’Université des Sciences de la Santé (USS).

Le CHUL renforce son plateau technique
Après le Centre hospitalier universitaire d’Owendo, qui avait bénéficié d’une dotation similaire le 1er juillet dernier, c’est au tour du CHUL de voir ses capacités opérationnelles renforcées.
La nouvelle dotation comprend notamment des échographes, des aspirateurs de mucosités, des moniteurs multiparamétriques ainsi qu’une IRM. Deux ambulances viennent compléter cet arsenal destiné à améliorer la mobilité des équipes et la prise en charge des patients.
Au-delà de la valeur des équipements, l’enjeu est celui de la performance du service public hospitalier. L’amélioration des capacités de diagnostic doit permettre une prise en charge plus rapide et plus précise des patients, tandis que les moyens roulants doivent renforcer la réactivité des services.
Mais le président Oligui Nguema a également posé une exigence : celle de la responsabilité dans la gestion du patrimoine sanitaire. Lors de la cérémonie, il a appelé les personnels à utiliser rationnellement les équipements et à veiller à leur préservation. Une manière de rappeler que la modernisation d’un hôpital ne se mesure pas seulement au nombre de machines installées, mais aussi à la capacité des établissements à les maintenir en état et à en tirer pleinement profit.
Le Laboratoire national de santé publique change d’échelle
La séquence s’est poursuivie avec l’inauguration du Laboratoire national de santé publique, dont la réhabilitation constitue l’un des volets importants de cette politique de modernisation sanitaire.
Le chantier a permis de faire passer la superficie du laboratoire de 750 à 1 250 mètres carrés. Le nombre de salles a, lui, été porté de 20 à 39. De nouveaux équipements biomédicaux doivent également renforcer les capacités d’analyse et de diagnostic, notamment dans le domaine des maladies à potentiel épidémique.
L’objectif est stratégique. Dans un contexte où la capacité d’un État à détecter rapidement une menace sanitaire constitue un élément essentiel de sa sécurité, disposer d’un laboratoire moderne représente un atout pour la surveillance épidémiologique et la réponse aux crises.
La modernisation doit ainsi contribuer à raccourcir les délais de diagnostic, améliorer les conditions de travail des personnels et renforcer la capacité nationale à faire face aux risques sanitaires.
Pour les autorités, ce laboratoire rénové s’inscrit dans une ambition plus large : faire progressivement du système de santé gabonais un pôle d’excellence capable de répondre aux standards de la sous-région.
À Owendo, le chantier de l’USS atteint 70 %
Après la santé hospitalière, le président de la République a mis le cap sur la formation. À Owendo, Brice Clotaire Oligui Nguema a inspecté l’avancement des travaux d’extension de l’Université des Sciences de la Santé.
Lancé en 2024, le projet affiche désormais un taux d’exécution de 70 % et s’étend sur une superficie de 6 000 mètres carrés.
Le futur ensemble comprend quatre bâtiments destinés à accueillir plusieurs infrastructures structurantes : une salle de conférence, un amphithéâtre de 600 places, des espaces administratifs et des salles de cours susceptibles d’accueillir jusqu’à 1 600 étudiants. Des travaux de voirie et de réseaux divers sont également prévus.
L’enjeu dépasse donc la seule construction de nouveaux bâtiments. Pour les autorités, l’extension de l’USS doit accompagner la montée en puissance de la formation médicale et améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants ainsi que celles de travail des enseignants.

À travers cette journée consacrée à la fois aux équipements hospitaliers, au diagnostic sanitaire et aux infrastructures universitaires, le pouvoir entend afficher une cohérence : moderniser les outils de prise en charge tout en renforçant les compétences humaines appelées à les utiliser.
La logique est connue : un équipement médical performant ne peut produire tous ses effets sans personnels correctement formés, tandis qu’un système de formation sanitaire efficace doit pouvoir s’appuyer sur des infrastructures adaptées et des moyens techniques à la hauteur de ses ambitions.
La séquence du 12 août traduit ainsi une volonté de poursuivre simultanément deux chantiers : celui de la modernisation du système de santé et celui du renforcement du capital humain.
Dans le Grand Libreville, où se concentrent une grande partie des infrastructures sanitaires et universitaires du pays, ces investissements constituent un test grandeur nature pour la capacité des pouvoirs publics à transformer les annonces en services effectivement accessibles aux populations.
Entre l’IRM du CHUL, le nouveau visage du Laboratoire national de santé publique et l’extension de l’USS, le message présidentiel est clair : la reconstruction du Gabon passe désormais aussi par des infrastructures publiques plus modernes, des équipements mieux entretenus et une formation capable de préparer les compétences dont le pays aura besoin demain.





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