Cotonou — À quelques heures de l’Assemblée générale élective de la Fédération béninoise de football (FBF), prévue ce mardi 25 août 2026 au Centre d’Excellence de Missérété, la Confédération africaine de football (CAF) a arrêté son dispositif d’observation. Pour représenter l’instance continentale, le choix s’est porté sur une figure expérimentée du football gabonais : Pierre-Alain Mounguengui, troisième vice-président de la CAF.
Le dirigeant gabonais conduira une délégation composée de Sacré Guébaé, conseiller juridique de la CAF chargé des questions de conformité et de réglementation, et de Philippe Tcheré, directeur exécutif de l’Union des fédérations ouest-africaines de football, zone B (UFOA B).
À Cotonou, il ne s’agira pas pour la délégation de la CAF de se substituer aux instances béninoises ou d’interférer dans le choix des électeurs. Sa mission consiste avant tout à observer, accompagner et veiller au respect du cadre réglementaire qui encadre le processus électoral.
Dans un contexte où les élections fédérales constituent des moments sensibles dans la vie des associations sportives, la présence de la CAF traduit l’importance accordée à la transparence, à la conformité et au respect des principes de gouvernance du football africain. C’est précisément sur ce terrain que le profil de Pierre-Alain Mounguengui prend tout son sens.
Ancien arbitre international FIFA et acteur de longue date du football gabonais et continental, Pierre-Alain Mounguengui connaît les rouages du mouvement sportif africain, ses équilibres institutionnels comme ses zones de tension.
Sa trajectoire lui permet d’aborder les situations sensibles avec recul, dans un environnement où la neutralité, le discernement et la maîtrise des textes sont essentiels.
Pour la CAF, son expérience constitue ainsi un atout dans une mission qui exige autant de rigueur réglementaire que de capacité d’écoute. Dans une élection fédérale, observer ne signifie pas seulement constater le déroulement du vote. Il faut également être en mesure de comprendre les enjeux, d’identifier les éventuelles difficultés et de rappeler, lorsque cela est nécessaire, le cadre commun qui s’impose à tous.
L’enjeu de cette mission réside aussi dans la capacité à préserver un climat serein autour du scrutin.
Les élections sportives peuvent en effet cristalliser des divergences, parfois anciennes, entre les différents protagonistes. Dans ce type de configuration, la recherche de l’apaisement ne saurait toutefois se faire au détriment des règles.
Le rôle de la délégation sera donc de trouver le juste équilibre entre fermeté sur les textes, impartialité dans l’observation et disponibilité dans le dialogue.
Une approche qui correspond au profil de Pierre-Alain Mounguengui, dont le parcours l’a régulièrement placé au croisement des enjeux sportifs, institutionnels et humains du football africain.
La désignation du dirigeant gabonais constitue également un marqueur de confiance de la Confédération africaine de football à l’égard de son troisième vice-président.
Dans sa correspondance adressée à Pierre-Alain Mounguengui, la CAF précise par ailleurs qu’elle prendra en charge les dispositions logistiques nécessaires à l’accomplissement de cette mission.
À travers ce déplacement à Cotonou, le dirigeant gabonais renforce ainsi sa présence dans les espaces de gouvernance du football continental. Sa mission intervient dans une période où les questions de conformité, de stabilité institutionnelle et de bonne gouvernance occupent une place centrale dans l’agenda des instances sportives africaines.
L’Assemblée générale élective de la FBF ne se résumera donc pas à l’annonce d’un vainqueur. Elle devra également permettre au football béninois d’ouvrir une nouvelle séquence institutionnelle, dans un climat suffisamment apaisé pour favoriser la continuité et l’unité de la famille du football.
Pour la CAF, l’enjeu sera de s’assurer que le processus se déroule dans le respect des règles et des principes qui régissent ses associations membres.
Pour Pierre-Alain Mounguengui, la feuille de route est claire : représenter la CAF, observer le processus et contribuer à son bon déroulement.
À Cotonou, le dirigeant gabonais portera ainsi une responsabilité qui dépasse le simple cadre protocolaire. Derrière l’élection de la FBF se joue également une certaine conception de la gouvernance sportive : celle qui entend faire cohabiter autorité institutionnelle, respect des textes, dialogue et responsabilité.
En confiant cette mission à Pierre-Alain Mounguengui, la CAF mise sur l’expérience d’un homme rompu aux réalités du football africain. Reste désormais au scrutin béninois à écrire la suite, sous le regard attentif de l’instance continentale.
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