Kango, 4 septembre 2026. — À Kafélé comme à Nianame, la visite de Laurence Ndong a pris des allures de démonstration concrète : lorsque l’action publique, la responsabilité sociétale des entreprises et le savoir-faire des PME locales se conjuguent, les populations sont les premières bénéficiaires. La ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, par ailleurs présidente de l’association Komo-Kango Terre d’Avenir, a participé à la réception de deux infrastructures réhabilitées grâce à l’engagement de Xiang Wei Gabon, dans le cadre de la RSE du secteur minier.

Le dispensaire de Kafélé et l’École publique communale de Nianame ne sont peut-être que deux équipements à l’échelle du département. Mais leur remise en état répond à des préoccupations très concrètes : faciliter l’accès aux soins et offrir aux enfants des conditions d’apprentissage plus dignes.

À Kafélé, Laurence Ndong a salué la réalisation des travaux et l’implication de Xiang Wei Gabon dans l’amélioration des infrastructures de proximité.
La ministre ne s’est toutefois pas limitée à la réception symbolique du bâtiment. Elle a pris l’engagement d’accompagner l’équipement du dispensaire, condition indispensable pour permettre à cette structure sanitaire de remplir pleinement sa mission auprès des populations.

Cette démarche traduit une approche fondée sur la complémentarité : à l’investissement privé doit répondre une action publique capable de garantir que les infrastructures livrées puissent effectivement fonctionner et produire leur impact social.
À Nianame, l’école au cœur des priorités
Quelques kilomètres plus loin, à Nianame, c’est l’éducation qui s’est retrouvée au centre de l’attention.

L’École publique communale, réhabilitée dans le cadre de cette initiative, a également bénéficié d’une dotation en fournitures scolaires destinée à l’ensemble des élèves. Une attention qui vient prolonger les travaux d’infrastructure par un soutien direct aux enfants.
Pour Laurence Ndong, la question dépasse largement celle de la rénovation d’un bâtiment scolaire. Améliorer l’environnement dans lequel les enfants apprennent, c’est créer les conditions d’une meilleure réussite et, à terme, contribuer au développement du territoire.

Donner leur chance aux PME du territoire
L’autre enseignement de cette opération tient à l’identité de l’entreprise chargée de l’exécution des travaux. Construction du Komo SARL, PME locale, a été retenue pour conduire le chantier et a, selon les responsables du projet, respecté les délais de livraison.

Un choix particulièrement significatif pour Laurence Ndong. Dans un contexte où les territoires cherchent à mieux capter les retombées économiques des investissements, faire confiance aux entreprises locales revient à maintenir une partie de la valeur créée au sein même du territoire.

La ministre a ainsi appelé les populations, et particulièrement les jeunes, à considérer le travail, l’initiative et l’entrepreneuriat comme des leviers essentiels d’émancipation.
Le message est clair : le développement du Komo-Kango ne saurait reposer exclusivement sur les investissements publics ou sur la présence des grandes entreprises. Il doit également s’appuyer sur un tissu entrepreneurial local capable de prendre sa part dans la transformation économique du département.

À travers les travaux réalisés par Xiang Wei Gabon, c’est aussi la place de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) qui se trouve posée.
Pour Laurence Ndong, les entreprises implantées dans les territoires ont une responsabilité qui dépasse leur seule activité économique. Leur présence doit pouvoir générer des bénéfices tangibles pour les communautés riveraines, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures de base.

La présidente de Komo-Kango Terre d’Avenir a ainsi encouragé les autres entreprises présentes dans le département à s’inscrire dans cette dynamique de solidarité et d’investissement communautaire.
Une manière de rappeler que la RSE ne doit pas être perçue comme une simple opération ponctuelle, mais comme un instrument pouvant accompagner durablement les politiques de développement local.

La visite a également été l’occasion pour la ministre d’aborder une autre question directement liée au quotidien des populations : la connaissance des dispositifs sociaux.
Laurence Ndong a consacré une partie de son intervention à la sensibilisation autour du Fonds 4 de la CNAMGS, appelant les populations concernées à mieux s’informer sur le mécanisme, son fonctionnement et les possibilités qu’il offre.

Pour la responsable associative, un dispositif public, aussi pertinent soit-il, ne peut atteindre pleinement ses objectifs si les bénéficiaires potentiels n’en connaissent ni les droits ni les modalités d’accès.
L’information et l’appropriation par les populations apparaissent donc comme des conditions essentielles de l’efficacité des politiques sociales.

« Komo-Kango, Terre d’Avenir » : plus qu’un slogan
Au terme de cette séquence, le message porté par Laurence Ndong dépasse la seule réception de deux infrastructures.
Il dessine une vision du développement territorial fondée sur une chaîne de responsabilités : un État qui impulse et accompagne, des entreprises qui investissent dans leur environnement, des PME locales qui créent de la valeur et des populations appelées à devenir actrices de leur propre développement.
Cette philosophie rejoint la vision défendue par le président de la République, chef de l’État et chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait du développement des territoires, de l’emploi, de l’entrepreneuriat et de l’amélioration des conditions de vie des Gabonais des axes majeurs de l’action publique.

À Kango, Laurence Ndong entend ainsi donner un contenu concret à la formule « Komo-Kango, Terre d’Avenir ». Pour elle, cette ambition ne peut rester un slogan. Elle doit se traduire sur le terrain par des infrastructures utiles, des services sociaux accessibles, des entreprises locales renforcées et une jeunesse davantage engagée dans le travail et l’entrepreneuriat.

À Kafélé et Nianame, cette ambition a trouvé une première traduction très concrète : un dispensaire remis en état, une école réhabilitée et des élèves dotés en fournitures scolaires. Reste désormais à inscrire ces initiatives dans la durée et à faire de la responsabilité collective un véritable moteur du développement du Komo-Kango.





Assistant Edu Gabon