À travers la prise de fonction du nouveau contrôleur budgétaire, Hughes Lehinda, le ministère de la Communication et des Médias entend donner une nouvelle impulsion à la gestion de ses ressources. Discipline budgétaire, responsabilisation des acteurs et meilleure coordination de la chaîne financière sont désormais placées au cœur du management du département ministériel.
La gestion des ressources publiques s’impose comme l’un des leviers de performance de l’administration. Au ministère de la Communication et des Médias, cette exigence semble désormais s’inscrire au cœur de la dynamique managériale impulsée par le ministre Germain Biahodjow.
Une orientation clairement affichée à l’occasion de la réunion de prise de contact entre le nouveau contrôleur budgétaire du ministère, Hughes Lehinda, et les principaux responsables de la chaîne managériale budgétaire et financière. La rencontre, organisée par le Secrétaire général, Alphonse Hasse Nziengui, en présence du directeur de cabinet du ministre, avait pour objectif de poser les bases d’une collaboration plus étroite entre les différents acteurs de la gestion budgétaire.
Représentant le ministre, le Secrétaire général a placé cette rencontre sous le signe de l’accompagnement, de la responsabilité et de la rigueur dans la gestion publique.
Le ministère entend notamment mettre à la disposition du contrôleur budgétaire l’ensemble des informations nécessaires à l’exercice de sa mission. Une démarche qui traduit la volonté de renforcer la circulation de l’information et de faciliter le suivi des opérations budgétaires.
Mais au-delà du contrôle, c’est surtout la responsabilisation de l’ensemble des acteurs qui a été mise en avant.
« Nous comptons sur l’engagement de chacun pour renforcer sa discipline budgétaire, améliorer l’exécution de nos programmes et garantir une utilisation efficace et responsable des ressources publiques », a souligné Alphonse Hasse Nziengui.
Le message est clair : la discipline budgétaire ne relève pas uniquement du contrôleur. Elle constitue une responsabilité collective qui engage l’ensemble de la chaîne de dépense, depuis la préparation des opérations jusqu’à leur exécution et leur suivi.
Cette nouvelle approche entend également rapprocher davantage la gestion budgétaire des objectifs opérationnels du ministère.
L’enjeu n’est donc pas seulement de vérifier la conformité des actes administratifs et financiers. Il s’agit également de faire du suivi budgétaire un instrument de pilotage permettant d’améliorer l’exécution des programmes et, in fine, la performance de l’administration.
Cette articulation entre ressources, programmes et résultats constitue l’un des enjeux majeurs d’une gouvernance publique efficace. Une meilleure anticipation des opérations, une circulation plus fluide de l’information entre les services et un respect rigoureux des procédures doivent ainsi contribuer à limiter les risques et à améliorer l’efficacité de la dépense publique.
Hughes Lehinda précise le rôle du contrôle budgétaire
Prenant la parole, le nouveau contrôleur budgétaire, Hughes Lehinda, a rappelé les principales missions liées à sa fonction.
Celles-ci reposent notamment sur trois dimensions : le contrôle sur pièces des actes soumis à son appréciation, le conseil auprès de l’ordonnateur et la production de rapports sur l’exécution et le contrôle budgétaires.
« Le contrôleur a trois rôles essentiels. Il y a d’abord le contrôle sur pièces des actes qui lui sont soumis », a-t-il expliqué, précisant que cette mission peut concerner aussi bien les actes générateurs de dépenses que ceux relatifs aux dépenses ou aux recettes.
À cette fonction de contrôle s’ajoute donc une dimension de conseil. Le contrôleur budgétaire est appelé à accompagner l’ordonnateur dans la gestion et l’exécution du budget, tout en produisant les rapports nécessaires au suivi des opérations et à l’identification d’éventuels risques.
À travers cette rencontre, le ministère de la Communication et des Médias affiche ainsi une volonté de renforcer la coordination de sa chaîne budgétaire et financière.
Sous l’impulsion du ministre Germain Biahodjow, la démarche repose sur un principe simple : mieux maîtriser les ressources pour mieux exécuter les programmes.
La responsabilisation des gestionnaires, la collaboration avec le contrôle budgétaire et le respect des procédures constituent désormais des points d’appui pour consolider la gouvernance interne du département.
Au-delà de la seule question budgétaire, cette dynamique participe ainsi d’une volonté plus large de renforcer les méthodes de management de l’administration, en privilégiant la coordination, la responsabilité et l’efficacité dans l’utilisation des ressources publiques.
Une orientation qui place la rigueur budgétaire non comme une simple exigence administrative, mais comme un outil au service de la performance du ministère et de l’action publique.
Mabimba Joseph Keurtys




