TRANSPORT FERROVIAIRE. Avec 445 kilomètres de voie déjà renouvelés, le Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais franchit une étape importante. Un chantier stratégique pour fiabiliser le réseau, prévenir les incidents et améliorer durablement les conditions de circulation.
Le Transgabonais poursuit sa transformation. Sur les 648 kilomètres reliant Owendo à Franceville, 445 kilomètres de voie ont déjà été renouvelés, contribuant au renforcement de la sécurité et de la fiabilité du réseau ferroviaire gabonais.
Essentielle au transport du manganèse, du bois et de près de 300 000 passagers par an, cette ligne stratégique bénéficie d’un vaste programme de modernisation destiné à répondre aux défis liés à l’usure des infrastructures et à la sécurisation des circulations.
Le 20 juillet 2026, à Paris, la SETRAG, Proparco et la Société financière internationale (SFI) ont signé un accord de financement de 312 millions d’euros, soit 204,6 milliards de FCFA, pour accompagner la troisième phase du Programme de modernisation et de sécurisation. Cet engagement complète les 133 milliards de FCFA mobilisés par l’État, avec l’appui de l’Agence française de développement et de l’Union européenne.
Sur le terrain, les travaux portent notamment sur le renouvellement des voies, la pose de traverses en béton et l’installation de rails plus lourds. Ces interventions visent à consolider les infrastructures, à réduire les risques d’incidents et à améliorer progressivement la régularité du trafic.
Depuis novembre 2025, les travaux occasionnent des ralentissements et des retards pour les voyageurs. Des désagréments que la SETRAG présente comme temporaires, au regard des impératifs de sécurité et de fiabilisation du réseau.
Pour le directeur général, Christian Magni, la priorité reste de sécuriser durablement la ligne afin d’améliorer les conditions de circulation.
Au-delà du transport des ressources minières et forestières, le Transgabonais demeure un outil majeur de désenclavement et de développement économique. La modernisation de ses infrastructures doit contribuer à réduire les temps de parcours, à améliorer le confort des passagers et à renforcer la compétitivité logistique du Gabon.
Avec 445 kilomètres de voie déjà renouvelés, une étape significative est franchie. Le défi consiste désormais à poursuivre les travaux et à traduire ces investissements en bénéfices concrets pour les usagers et les opérateurs économiques. Car la performance du Transgabonais se mesurera autant aux kilomètres rénovés qu’à la sécurité, à la ponctualité et à la qualité du service rendu.




