Libreville, 3 juin 2025 –Convergence Afrique .

Dans une atmosphère sobre mais chargée de symboles, le Palais du Bord de Mer a été le théâtre d’une rencontre stratégique ce mardi. Le Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, a reçu en audience une délégation du tout nouveau Contrôle Général d’État, conduite par son premier patron, Fidèle Ntsissi.

Une audience aux allures de feuille de route. Si cette structure de contrôle, d’audit et de conseil a récemment vu le jour dans le paysage institutionnel gabonais, elle n’en est pas moins appelée à jouer un rôle-clé dans le vaste chantier de refondation de l’administration publique, voulu par le Président. Ce rendez-vous, à haute teneur technocratique, visait à clarifier les ambitions présidentielles et surtout à mobiliser les troupes autour d’un impératif : efficacité et performance.

L’œil de la République
L’objectif est clair : faire du Contrôle Général d’État le bras armé du redressement administratif, un outil de veille, d’évaluation et d’optimisation des services publics. Dans un pays encore marqué par les lourdeurs bureaucratiques et une gestion parfois approximative des deniers publics, cette institution se présente comme le nouvel œil de la République. Ses prérogatives sont vastes : contrôle des administrations centrales et déconcentrées, audit des processus publics, évaluation des politiques administratives, mais aussi accompagnement technique du Gouvernement.

Des instructions fermes, un ton résolu
Selon nos sources proches du Palais, le Président OLIGUI NGUEMA a tenu un discours de fermeté, invitant ses interlocuteurs à faire preuve de rigueur, de célérité et de neutralité. « Il n’y a pas de temps à perdre », aurait-il affirmé, insistant sur l’urgence d’un redressement structurel de l’État gabonais. Il a notamment instruit le Contrôle Général d’État de « renforcer et accélérer l’exécution de leurs missions », avec une feuille de route orientée vers les résultats concrets et mesurables.

Une gouvernance de rupture
Cette rencontre s’inscrit dans une logique plus large de rupture avec les pratiques anciennes. Depuis son arrivée au pouvoir, le Chef de l’État prône une gouvernance axée sur la transparence, la reddition des comptes et la performance des services publics. La création du Contrôle Général d’État en est une illustration : rétablir la confiance entre l’administration et les citoyens, en assurant un meilleur usage des ressources publiques.

Cap sur une nouvelle culture administrative
Pour Fidèle Ntsissi et son équipe, le défi est de taille. Mais l’homme est réputé pour sa rigueur et sa connaissance fine des rouages de l’État. Son rôle consistera à insuffler une nouvelle culture administrative, loin des routines confortables, et à imposer une logique de résultats, de traçabilité et de responsabilité.

Le message est donc passé : dans le Gabon du Président OLIGUI NGUEMA, le contrôle ne sera plus une option, mais une exigence de gouvernance. Le Contrôle Général d’État devient ainsi un levier de transformation, au service d’une administration réinventée. Reste à voir comment cette ambition se traduira sur le terrain. Mais une chose est sûre : le top départ est donné.





Assistant Edu Gabon