Les récentes difficultés rencontrées par les usagers dans l’achat des unités EDAN pourraient trouver leur origine dans des actes de malveillance. C’est ce qu’a révélé le directeur général de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), Steeve Saurel Legnongo, lors d’une déclaration télévisée destinée à éclairer l’opinion publique sur les perturbations observées ces derniers jours.

Selon les premiers résultats des investigations internes conduites par les équipes techniques de l’entreprise, plusieurs anomalies relevées sur les systèmes informatiques de la société laisseraient penser à une opération de sabotage ciblant des infrastructures numériques stratégiques.

Pour la direction de la SEEG, les éléments recueillis dépassent le cadre d’un simple incident technique. La gravité des faits est d’autant plus importante qu’ils concernent un service essentiel utilisé quotidiennement par des milliers de ménages pour l’approvisionnement en électricité.

« Les responsables répondront de leurs actes devant la loi », a déclaré Steeve Saurel Legnongo, affichant la détermination de l’entreprise à faire toute la lumière sur cette affaire.

Face à ces soupçons, la SEEG a officiellement saisi les autorités judiciaires et déposé une plainte. Les conclusions préliminaires de l’enquête interne ont déjà été transmises aux services compétents, chargés désormais d’identifier les auteurs présumés et de déterminer les circonstances exactes de ces actes.

Cette affaire intervient dans un contexte où l’État gabonais affirme intensifier ses investissements dans le secteur énergétique afin d’accroître les capacités de production et d’améliorer la qualité du service public. Pour la SEEG, toute tentative de déstabilisation de ses infrastructures constitue non seulement une atteinte à l’entreprise, mais également une menace pour les usagers et les efforts engagés en faveur de la modernisation du réseau national.

En attendant les conclusions de l’enquête judiciaire, la société assure avoir renforcé les mesures de surveillance de ses systèmes stratégiques. Elle réaffirme sa volonté de protéger ses infrastructures critiques et de garantir la continuité du service public, alors que les consommateurs attendent un retour complet à la normale dans l’accès aux services EDAN.

Au-delà des perturbations constatées, cette affaire met en lumière les nouveaux défis auxquels sont confrontés les opérateurs publics, de plus en plus exposés aux risques liés à la sécurité des systèmes numériques.





Assistant Edu Gabon