On ne réforme pas un Ministère sans se faire des ennemis quand le département regorge en son sein des virtuels de l’immobilisme. Laurence Ndong l’a appris à ses dépens.

Depuis qu’elle a eu le courage de mettre un coup de projecteur sur les plaies de la Fonction publique, la Ministre subit de la part de ses détracteurs une vindicte sous fonds d’acharnement. Attaques groupées sur les réseaux sociaux, ragots et supputations diverses. Son tort ? Avoir dit la vérité. Son mérite ? Avoir décidé de soigner un gros malade de l’État.

L’audit est tombé comme une bombe. 62% des dossiers à la Fonction publique sont en situation irrégulière. Le chiffre est effarant et traduit l’ampleur du désastre. Pendant plus d’une décennie, des gabonais ont été bloqués.
Avancements gelés. Intégrations oubliées. Carrières sacrifiées. Pendant que d’autres, par piston et par fraude, grillaient les étapes.
Face au chaos, deux options : se taire ou agir ? Laurence Ndong a choisi l’extrême : agir. Au risque de déplaire. Au risque de déranger les « habitués » du système.

Depuis sa prise de fonction, la Ministre ne fait pas dans la figuration. Elle abat un travail conforme aux exigences de la Vème République dans son mode de restauration : transparence, équité, vitesse et rigueur.

En effet, Laurence Ndong a visiblement touché aux intérêts de certains. Parce qu’elle casse les rentes de la situation.
Les adeptes de l’immobilisme n’aiment pas qu’on bouge leurs dossiers poussiéreux. Alors qu’il y a mieux à faire pour le gabonais que de supputer sur la native du Komo-Kango.

La mission que lui a confiée le Président Brice Clotaire Oligui Nguéma est claire : restaurer l’autorité de l’État et la dignité du fonctionnaire gabonais avec méthode, fermeté et intérêt général. Afin de réparer une injustice de dix ans.
Le chantier de la restauration est immense. Mais pour la première fois, au Gabon, il a un pilote aux commandes : Laurence Ndong.

Par Thierry Mocktar





Assistant Edu Gabon