Le football féminin marocain n’a pas le temps de souffler. Alors que le Royaume reçoit la Coupe du monde féminine U17 de la FIFA, deux de ses clubs préparent déjà la phase finale de la Ligue des champions féminine de la CAF, du 1er au 15 novembre à Ismaïlia, en Égypte.

Côté Mondial, les Lioncelles de l’Atlas ont décroché leur billet pour les huitièmes de finale. Elles y retrouvent le Nigeria, le Ghana et le Kenya : quatre équipes africaines à ce stade, une première dans l’histoire du tournoi. La compétition se joue au Complexe Mohammed VI, belle vitrine des infrastructures que le Maroc met désormais au service du football féminin.

Chez les clubs, l’AS FAR arrive en tenante du titre, avec un défi de taille : devenir la première équipe à conserver la couronne continentale depuis la création de l’épreuve en 2021, comme le rappelle la CAF. Le FUS Rabat, lui, va découvrir ce niveau. Deux représentants marocains en phase finale, c’est le signe d’un championnat qui commence à produire plusieurs clubs capables de rivaliser en Afrique.

Cette montée en puissance, chez les jeunes comme chez les seniors, repose sur un travail de fond : formation, infrastructures, structuration des clubs, organisation de grands rendez-vous. L’horizon est déjà fixé, avec la Coupe du monde 2030 que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

L’Afrique a de quoi s’en inspirer. Le Maroc montre qu’en investissant avec constance, des catégories de jeunes jusqu’à l’élite, les résultats arrivent vite sur le terrain, et c’est tout le continent qui en profite.





Assistant Edu Gabon