La réunion de concertation organisée le 28 octobre à Libreville ouvre la voie à deux commissions très attendues : l’une consacrée à la carte nationale de presse, l’autre à la subvention aux médias. Les professionnels réclament des critères transparents et des décisions concrètes.
Le secteur de la presse gabonaise attend des actes. Mercredi 28 octobre 2026, le ministère de la Communication et des Médias a réuni les responsables des entreprises de presse et les organisations professionnelles dans les locaux de Gabon Télévision, à Libreville. Au centre des échanges : la mise en place de deux commissions déterminantes pour l’avenir du secteur.
Conduite par le secrétaire général du ministère, Alphonse Nziengui, la délégation administrative a échangé avec les acteurs autour de deux dossiers sensibles : l’attribution de la carte nationale de presse et l’examen des demandes de subvention à la presse écrite et numérique.
La carte de presse en première ligne
Très attendue, la commission de la carte nationale de presse devra examiner les dossiers des professionnels. Au-delà de sa délivrance, les journalistes veulent surtout des critères d’éligibilité clairement définis, une procédure équitable et une reconnaissance de la diversité des parcours et des supports médiatiques.
La situation des journalistes expérimentés ne disposant pas de diplôme spécialisé, mais exerçant effectivement le métier, figure également parmi les préoccupations soulevées.
La subvention, un enjeu de survie pour les médias
L’autre chantier concerne la subvention publique destinée aux entreprises de presse écrite et numérique. Dans un environnement marqué par des charges de fonctionnement importantes, entre salaires, équipements, production éditoriale et hébergement numérique, ce soutien demeure un levier essentiel pour la viabilité des rédactions.
Encore faut-il que les conditions d’accès soient connues, les critères d’attribution transparents et les délais de traitement clairement communiqués.
Si cette rencontre a permis aux professionnels de faire entendre leurs préoccupations, aucune décision formelle n’a toutefois été annoncée. Les dates de tenue des deux commissions, les modalités de dépôt et les critères définitifs restent à préciser.
Présentes aux échanges, les organisations professionnelles, notamment l’OPAM, le CPPPL et le RANAJI, attendent désormais des avancées concrètes.
Au-delà des concertations, le véritable enjeu reste donc celui des actes. Car entre la reconnaissance du statut du journaliste et la survie économique des entreprises de presse, les attentes du secteur sont pressantes. Le ministère est désormais attendu sur la transparence des procédures et la concrétisation de ses engagements.





