Le Conseil des ministres du mercredi 23 janvier 2025 a adopté un projet d’ordonnance visant la création, les attributions et l’organisation de l’Agence Gabonaise pour le Développement de l’Économie Verte (AGADEV). Cette initiative, prise conformément à l’article 52 de la Constitution, marque une avancée majeure dans l’engagement du Gabon pour la promotion d’une économie verte et durable.

Une structure dédiée à l’économie verte

Placée sous la tutelle du ministère en charge de l’Économie et dotée de la personnalité juridique, l’AGADEV se positionne comme un acteur clé de la transition écologique du pays. Cet Établissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC) a pour mission d’impulser une économie verte intégrée au Gabon.

Parmi ses objectifs figurent la monétisation des crédits carbone et crédits biodiversité, la valorisation du capital naturel et la mise en œuvre d’initiatives visant à conserver et restaurer les écosystèmes. L’AGADEV entend également stimuler la recherche, la formation et l’innovation dans le domaine, tout en catalysant les investissements verts pour renforcer le pôle d’excellence national.

Une organisation structurée
L’Agence s’articule autour de trois organes principaux :

Un Conseil d’Administration chargé de définir les grandes orientations stratégiques ;
Une Direction Générale, responsable de la mise en œuvre des missions de l’Agence ;
Une Agence Comptable, en charge de la gestion financière.

Un instrument au service du développement durable

Grâce à cette nouvelle structure, le Gabon réaffirme son rôle de leader en matière de préservation de l’environnement en Afrique et dans le monde. En s’appuyant sur des mécanismes novateurs comme la monétisation des crédits carbone, l’AGADEV offre des perspectives prometteuses pour transformer les défis environnementaux en opportunités économiques.

L’AGADEV devient ainsi un levier stratégique pour attirer des investissements verts et asseoir une économie résolument tournée vers la durabilité. Ce projet s’inscrit dans la vision globale des autorités gabonaises de faire de l’économie verte un moteur de croissance et un pilier du développement national.