Kevin Doukaga, figure reconnue pour son engagement en faveur des droits des peuples autochtones, a enfin brisé le silence. Face à la presse, il a exprimé son mécontentement après le rejet de sa candidature, une décision qui soulève de nombreuses interrogations.
L’homme, dont l’action nationale et internationale en faveur des peuples autochtones est largement saluée, a vu son dossier rejeté après plusieurs passages devant la commission linguistique. Selon lui, cette instance ne comptait aucun spécialiste de la langue babongo, pourtant essentielle à l’évaluation de son dossier. Une situation qu’il dénonce fermement, y voyant une entrave à la représentation des peuples autochtones dans le débat politique.
Après le rejet initial de sa candidature par le ministère concerné, Kevin Doukaga a exercé un recours devant la Cour constitutionnelle. Mais là encore, la réponse a été négative. Cette décision prive ainsi les Gabonais d’un candidat qui aurait pu porter des projets ambitieux lors de l’élection du 12 avril prochain.
Si ses adversaires politiques saluent la rigueur des instances en charge de la validation des candidatures, ses soutiens dénoncent une exclusion injuste et un manque de considération pour la diversité linguistique et culturelle du Gabon. Pour Kevin Doukaga, cette bataille dépasse désormais le cadre électoral : elle pose la question plus large de la reconnaissance et de l’inclusion des peuples autochtones dans la gouvernance nationale.
Emmanuel Manassé M





