Sous l’égide du président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon continue de poser les jalons d’une refondation économique ambitieuse. À l’issue du dernier Conseil des ministres, une série de mesures fortes a été dévoilée. Objectif : tourner la page d’une économie trop dépendante des importations et peu valorisante de ses richesses naturelles. Le ton est donné : place à la souveraineté économique.
Cinq fonds stratégiques pour structurer l’avenir
La décision la plus structurante concerne la création de cinq fonds stratégiques. Ceux-ci seront dédiés à des secteurs clés de la transformation économique, tels que l’agro-industrie, les infrastructures, la transition énergétique, la technologie et les industries culturelles. Cette démarche vise à mobiliser des financements souverains pour soutenir une croissance durable et moins vulnérable aux chocs exogènes.
Une ambition qui s’inscrit dans la lignée des fonds souverains d’autres économies africaines, à l’image du Fonds gabonais d’investissements stratégiques (FGIS), mais avec une approche résolument sectorielle et opérationnelle.
Coup d’arrêt aux importations non essentielles
Autre mesure phare : l’interdiction progressive de certaines importations, notamment dans des filières où le Gabon dispose de capacités de production dormantes ou sous-exploitées. Cette politique de substitution vise à stimuler la production locale, créer de l’emploi et conserver davantage de valeur ajoutée sur le territoire national.
En parallèle, le gouvernement a annoncé la création d’une centrale d’achats nationale, destinée à rationaliser les commandes publiques et à favoriser les entreprises locales. Une logique d’efficacité, mais aussi de maîtrise des dépenses publiques, alors que les finances de l’État font l’objet d’un assainissement rigoureux.
Revaloriser les richesses naturelles et l’immobilier d’État
Dans un pays riche en ressources naturelles – pétrole, bois, manganèse – mais longtemps privé de leur pleine valorisation, le Conseil des ministres a également ordonné l’intégration de ces actifs dans l’évaluation économique du pays. Cette mesure pourrait rebattre les cartes dans les négociations avec les partenaires internationaux, les agences de notation et les investisseurs.
Le gouvernement entend aussi lancer un grand chantier d’assainissement du patrimoine de l’État, notamment foncier et immobilier, souvent sous-utilisé ou dilapidé.
Une vision politique assumée
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, ces réformes traduisent une vision de long terme, axée sur la résilience, l’équité et l’intérêt national. Alors que le Gabon est engagé dans une transition politique sensible depuis août 2023, ces mesures sont perçues comme un signal fort envoyé aux populations et aux partenaires extérieurs : le pays veut désormais compter sur ses propres forces.
Dans les cercles économiques de Libreville, la feuille de route présidentielle est saluée comme un tournant stratégique. Mais les observateurs restent prudents : la réussite de ces réformes dépendra de la qualité de leur mise en œuvre, de la stabilité politique et de la capacité à mobiliser les talents nationaux.
À suivre dans Convergence Afrique :
– Analyse : Peut-on vraiment rompre avec le modèle rentier au Gabon ?
– Enquête : Où en est le FGIS, l’autre bras financier de l’État gabonais ?
– Portrait : Brice Clotaire Oligui Nguema, entre rupture et continuité.
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