Ntoum, 28 septembre 2025 –Convergence Afrique.
L’atmosphère politique s’est fortement tendue à Ntoum, au lendemain de l’annulation des scrutins législatifs et locaux dans le 1er arrondissement. En cause, des incidents graves survenus le jour du vote, que le Parti Démocratique Gabonais (PDG) qualifie de « sabotage organisé » orchestré par plusieurs formations politiques de l’opposition, parmi lesquelles l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), l’Union Nationale (UN), l’Union pour la République (UPR), ainsi qu’un candidat indépendant.
Lors d’une déclaration officielle, Camélia Ntoutoume Leclercq, candidate du PDG dans le 1er arrondissement de Ntoum, est montée au créneau pour dénoncer des actes qu’elle juge « profondément inciviques » et contraires aux principes démocratiques.
« Dès l’aube, des membres de la Commission électorale ont été séquestrés. Des barrages ont été érigés au village Nfoulayong, provoquant des violences verbales et physiques, y compris envers des personnes vivant avec un handicap », a-t-elle déclaré avec fermeté.
Une campagne de désinformation ?
L’une des sources majeures de tension serait la diffusion sur les réseaux sociaux d’images accusant le PDG de fraude électorale. Camélia Ntoutoume Leclercq a catégoriquement rejeté ces allégations, affirmant qu’il s’agissait en réalité de la préparation réglementaire des kits électoraux par la Commission électorale dans des localités éloignées du 1er arrondissement, notamment à l’école publique de Nzorburg, dans le département du Komo-Mondah.
« C’est une manipulation grossière de l’opinion, orchestrée dans le but de jeter le discrédit sur le processus électoral », a-t-elle martelé.
La candidate a également rappelé que les listes de scrutateurs contestées avaient pourtant été validées de manière consensuelle lors du référendum et de l’élection présidentielle passés, soulignant que le PDG s’était strictement conformé à la législation en vigueur pour désigner ses représentants.
Un appel à l’État et au respect du droit
Tout en appelant ses militants au calme, la candidate du PDG a lancé un message fort aux autorités publiques.
« Il est à déplorer qu’une violation des droits civiques se fasse sur notre terre accueillante et cosmopolite de Ntoum », a-t-elle déclaré, soulignant que la devise de son parti reste « dialogue, tolérance et paix ».
Le PDG appelle désormais l’État à faire preuve de fermeté, exigeant que les responsabilités soient clairement établies afin que de tels incidents ne se reproduisent plus. Pour le parti, il est impératif que la démocratie locale soit protégée contre ce qu’il qualifie de « suspicions fallacieuses » et d’« actes de sabotage délibérés ».
Vers un nouveau scrutin ?
L’annulation du scrutin dans le 1er arrondissement de Ntoum pose désormais la question de la reprise du vote. Si aucune date n’a encore été annoncée par la Commission électorale, les tensions observées appellent à un retour rapide au dialogue entre les différents acteurs politiques.
En attendant, la balle est désormais dans le camp des autorités. Le PDG, pour sa part, se dit prêt à participer à un processus électoral transparent, à condition que les règles du jeu démocratique soient pleinement respectées.
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