Ils étaient près de 300 agents, rassemblés pendant dix jours dans les locaux de la Direction Générale du Patrimoine de l’État (DGPE), à Libreville. Leur mission : se familiariser avec les bases de l’informatique, découvrir les enjeux de la cybersécurité et s’initier à l’intelligence artificielle. Un pari ambitieux pour une administration longtemps jugée rigide, mais qui semble désormais décidée à tourner la page de l’analogique.
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Encadrés par les formateurs de DigieWomen School, les participants ont suivi une formation intensive, mêlant théorie et pratique.
Objectif comprendre comment les outils numériques peuvent transformer le quotidien administratif, sécuriser les données de l’État et simplifier les services rendus aux citoyens.
« Nous avons appris à voir différemment notre métier. Derrière chaque dossier, chaque chiffre, il y a aussi une donnée à protéger », confie Jeanne N., agente à la DGPE, encore émue au moment de recevoir son parchemin.
Cette initiative répond à la volonté du Président de la République, le Général Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, d’inscrire la digitalisation au cœur de la modernisation de l’État.
« La digitalisation n’est plus une option. Elle est une exigence pour bâtir une administration moderne, performante et au service des citoyens», rappelait récemment le Chef de l’État.
Sous la tutelle du Ministre d’État Henri-Claude OYIMA, la DGPE s’est engagée à faire du numérique un outil stratégique, au même titre que la gestion du patrimoine matériel de l’État.
Le Directeur Général par intérim, Rodrigue Ouvouza, n’a pas caché son enthousiasme au moment de la clôture.
« Le patrimoine d’un pays ne se mesure plus seulement à ses terres ou à ses pierres, mais à la maîtrise de ses données. Celui qui contrôle son numérique protège sa souveraineté. »
Ces mots traduisent une conviction nouvelle : le numérique n’est plus un accessoire, mais un pilier de la souveraineté nationale.
La DGPE, longtemps perçue comme gardienne du patrimoine immobilier et mobilier, devient désormais l’un des acteurs centraux de la protection du patrimoine digital du Gabon.
Dans une ambiance à la fois solennelle et conviviale, la cérémonie de clôture a permis de remettre les certificats de formation aux agents et de récompenser les plus assidus.
L’occasion pour Rodrigue Ouvouza de rappeler que cette première vague n’est qu’un début
« Cette formation n’est pas une fin, mais un nouveau départ. Elle prépare chacun d’entre vous à devenir acteur du changement, ambassadeur de la modernité et gardien du patrimoine numérique gabonais. »
La deuxième vague est déjà programmée pour le quatrième trimestre 2025.
Acteur reconnu de la transformation digitale sur le continent, DigieWomen School revendique plus de 10 000 personnes formées à travers l’Afrique.
L’école, fondée en 2018, est aussi connue pour son engagement en faveur de l’inclusion numérique et pour ses quatre distinctions internationales.
« Notre mission, c’est de rendre le numérique accessible à tous, et surtout de permettre à chaque agent public d’en faire un levier de performance », explique une formatrice de DigieWomen School.
Entre lignes de code et exercices de cybersécurité, cette première cohorte d’agents de la DGPE symbolise bien plus qu’une formation : elle incarne une administration qui change, qui apprend et qui s’ouvre à l’avenir.
« Digitaliser, ce n’est pas seulement moderniser nos outils, c’est transformer nos mentalités. L’avenir du service public commence par un clic, mais surtout par une prise de conscience », a conclu Rodrigue Ouvouza, sous les applaudissements.
Et dans les couloirs de la DGPE, une certitude s’installe : le patrimoine de l’État se défendra désormais aussi sur le terrain numérique.
Emmanuel Manasse M.
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