Le 15 octobre 2025, Harold Leckat, directeur de publication de Gabon Media Time, a été arrêté à son retour d’une formation journalistique en France. Depuis, il est détenu à la Direction générale des recherches (DGR), dans des conditions que plusieurs organisations jugent inhumaines, et cela sans qu’aucune preuve tangible de sa culpabilité n’ait été rendue publique. À travers lui, c’est une certaine idée de la presse libre et responsable qui est aujourd’hui menacée au Gabon.

Le dossier sur lequel s’appuie cette interpellation — un litige commercial entre la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) et la société de communication Global Media Time, que dirige également Leckat — relève du domaine civil, non du pénal. La justice commerciale existe pour régler ce type de différends. Pourquoi alors mobiliser l’appareil judiciaire et sécuritaire de l’État comme s’il s’agissait d’une affaire criminelle ? Pourquoi une détention aussi brutale, prolongée et humiliante pour un citoyen sans antécédents, bien établi, sans risque de fuite ?

Les conditions de sa garde à vue sont une honte pour un État qui se veut républicain et respectueux des droits humains. Dormir menotté à une chaise, sans accès aux toilettes ni à une douche, ce n’est pas la justice : c’est la cruauté. C’est un signal glaçant envoyé à tous les journalistes gabonais qui osent encore faire leur métier avec indépendance.

Harold Leckat est plus qu’un patron de presse. C’est une voix engagée, l’un de ces rares journalistes à avoir assumé des positions claires dans les moments critiques que le Gabon a traversés, notamment lors de la chute de l’ancien régime en août 2023. Le harcèlement qu’il subit — administratif, judiciaire, désormais policier — ne peut être lu autrement que comme une tentative d’étouffer une presse libre, de réduire au silence ceux qui dérangent.

Ce n’est pas seulement sa liberté individuelle qui est en jeu. C’est celle de toute une profession. C’est celle de tout un peuple, qui a droit à une information plurielle, indépendante, rigoureuse. Le journalisme n’est pas un crime. Et le Gabon ne pourra prétendre construire un avenir démocratique en muselant ses journalistes.

Nous appelons donc les autorités gabonaises à la responsabilité, au respect de la Constitution et des engagements internationaux en matière de droits humains. Harold Leckat doit être libéré immédiatement. Sa détention est arbitraire, injustifiée et contraire à l’esprit de l’État de droit.

Au-delà de sa libération, il est urgent d’ouvrir un dialogue national sur les conditions d’exercice du métier de journaliste au Gabon. La liberté de la presse n’est pas négociable. Elle est le fondement de toute société libre.

Libérez Harold Leckat. Respectez la presse. Sauvez la démocratie.

La rédaction.



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