Le Gabon vient de poser un jalon important dans sa stratégie de protection de la biodiversité. Le ministère des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, en charge du Conflit Homme-Faune, a signé deux accords stratégiques avec les filiales gabonaises du groupe Eramet la Setrag et la Comilog ainsi qu’avec l’ONG Conservation Justice. Une alliance inédite entre pouvoirs publics, secteur privé et société civile, au service de la faune sauvage.
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Au cœur de ces conventions : une double ambition. D’abord, renforcer de manière durable la lutte contre le commerce illégal de produits fauniques, notamment le long du réseau ferroviaire, devenu au fil des années une voie sensible pour le trafic d’espèces protégées. Ensuite, déployer des solutions technologiques innovantes afin de réduire les collisions entre les trains et la grande faune — éléphants, buffles ou encore antilopes — qui traversent régulièrement les corridors écologiques du pays.
Le réseau ferroviaire, colonne vertébrale logistique de l’économie gabonaise, traverse en effet des zones à forte valeur écologique. En s’engageant aux côtés de l’État, la Setrag, gestionnaire du Transgabonais, et la Comilog, acteur clé du manganèse, entendent concilier impératifs industriels et exigences environnementales. Capteurs intelligents, dispositifs d’alerte précoce, renforcement des contrôles et formation des agents figurent parmi les pistes envisagées.
Pour le ministère des Eaux et Forêts, ces accords traduisent une nouvelle approche : celle d’une gouvernance partagée de la conservation, où la protection de la faune ne relève plus seulement de l’action publique, mais devient une responsabilité collective. « La lutte contre le braconnage et la préservation des écosystèmes passent par des partenariats solides et opérationnels », souligne-t-on en coulisses.
Du côté d’Eramet, l’initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie de responsabilité sociétale (RSE) du groupe. En soutenant des actions concrètes sur le terrain, Setrag et Comilog affirment leur volonté de réduire l’empreinte environnementale de leurs activités, tout en contribuant à la sauvegarde d’un patrimoine naturel reconnu mondialement.

Avec ces conventions, le Gabon confirme son positionnement de leader africain en matière de protection de l’environnement. Un signal fort envoyé à l’heure où la cohabitation entre développement économique et conservation de la biodiversité s’impose comme l’un des grands défis du continent.




