Au Gabon, la réforme foncière prend une nouvelle dimension. Le lundi 9 février 2026, le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi, a officiellement remis 5 224 décisions de cession à la Conservation foncière. Une étape clé qui ouvre la voie à l’établissement de titres fonciers pour des milliers de Gabonais, renforçant ainsi la sécurité juridique et le droit de propriété, longtemps fragilisés par des lenteurs administratives et des situations foncières complexes.

Cette opération d’envergure marque une avancée concrète de la politique foncière engagée depuis l’avènement de la Ve République, portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. Pour les autorités de la transition, la sécurisation du foncier constitue un pilier essentiel de la stabilité sociale, de l’investissement privé et de l’aménagement équilibré du territoire.

Une action coordonnée de l’administration foncière
Le processus ayant conduit à cette remise résulte d’un travail technique rigoureux et coordonné entre plusieurs entités clés de l’administration. L’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) et la Société nationale immobilière (SNI) ont été au cœur du traitement et de la régularisation des dossiers.

Au total, 4 000 dossiers issus des neuf provinces du pays ont été instruits et transmis à la Conservation foncière. L’Ogooué-Maritime (1 130 dossiers) et l’Estuaire (1 092) concentrent le plus grand nombre de dossiers traités, suivis du Woleu-Ntem (545) et de la Ngounié (497). Les provinces du Haut-Ogooué (372), du Moyen-Ogooué (195), de l’Ogooué-Ivindo (83), de l’Ogooué-Lolo (57) et de la Nyanga (29) sont également concernées, traduisant une volonté d’équité territoriale.

Le foncier, levier stratégique de la Ve République
Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, la Ve République entend rompre avec les pratiques opaques du passé et restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. La clarification du statut des terres, la délivrance de titres fonciers et la modernisation des outils cadastraux figurent parmi les priorités affichées.

Au-delà de la sécurisation juridique des ménages, cette réforme vise aussi à créer un environnement plus attractif pour l’investissement, notamment dans les secteurs de l’habitat, de l’agriculture et des infrastructures. « Il n’y a pas de développement durable sans sécurité foncière », rappellent régulièrement les autorités.

En remettant ces milliers de décisions de cession, le gouvernement envoie un signal fort : celui d’un État qui assume son rôle de garant du droit de propriété et qui inscrit son action dans la dynamique de refondation institutionnelle de la Ve République gabonaise. Un chantier de long terme, mais désormais engagé sur des bases plus solides.

Joy kengue



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