Dans toute ambition légitime, il doit exister une exigence supérieure : celle du respect des règles. Car une institution forte ne se construit pas sur les intentions, mais sur la rigueur.

À cet effet, voici, de manière claire et transparente, les prérequis officiels pour prétendre à la plus haute responsabilité du football gabonais :

1. La liste complète des colistiers

2. Une demande manuscrite rédigée par la tête de liste

3. Un extrait de casier judiciaire de chaque colistier, datant de moins de trois (3) mois

4. Une copie conforme de la pièce d’identité de chaque colistier

5. Un curriculum vitæ sportif de chaque colistier

6. Un document attestant de l’appartenance de chaque colistier à un membre direct de la FEGAFOOT

7. La preuve du parrainage de la liste par au moins sept (7) membres statutaires de la FEGAFOOT

8. Une caution d’un million (1 000 000 FCFA), non remboursable par liste

Ces exigences ne sont ni accessoires, ni symboliques. Elles sont le socle de la crédibilité et de la légitimité.

À ce jour, selon les informations en circulation, Monsieur Pierre Alain Mounguengui serait l’un des seuls en conformité avec l’ensemble de ces conditions. La commission électorale devrait, dans les prochains jours, statuer et rendre publique la liste officielle des candidatures retenues.

Mais au-delà des ambitions parfois démesuré, une question essentielle doit guider notre regard : respectons-nous les règles que nous exigeons des autres ?

Comme on le dit souvent chez nous, avec un brin de sourire : “Ce n’est pas parce que tu as déjà acheté un maillot que tu es titulaire dans l’équipe.”
Et parfois même, au quartier, on ajoute : “Certains veulent jouer le match, mais oublient d’abord de s’inscrire sur la feuille de match.”

Ainsi, après avoir pris connaissance de ces éléments, il nous appartient désormais de juger avec responsabilité la pertinence des candidatures. Et si certaines venaient à être rejetées, gardons-nous des indignations faciles.

Avant de crier au scandale, posons-nous la seule question qui vaille :
les dispositions du Code électoral de la Fédération Gabonaise de Football ont-elles été pleinement respectées ?

Au final, ce n’est pas l’émotion qui fait avancer une institution, mais la vérité et la discipline des règles.

Didier Oyono E.





Assistant Edu Gabon