Le collège électoral devant designer le Nouveau Président de la Fédération Gabonaise de Football se réunira le 18 Avril prochain à Mouila dans la Province de la Ngounié. La liste des candidatures est déjà connue et les commentaires et suppositions continuent d’entretenir le débat.

Au delà de cette cacophonie, Il y a une vérité fort bien méconnue dans l’analyse de certaines élections. Le droit est une vérité que le vacarme et les jérémiades ne sauraient jamais érodée . Une vérité sèche, presque austère, qui résiste aux indignations, aux emballements, aux procès d’intention comme l’on assiste depuis l’annonce de la Candidature de Pierre Alain Mounguengui à sa propre succession. Le commun des analystes et des commentaires semblent se passer des textes, avant de verser dans les passions et les guerres de tranchées. Avant les coalitions de circonstance, avant les procès d’intention et les vindictes populaires, il y a le droit. Et dans le cadre d’une évaluation et analyse rigoureuse du cadre juridique et institutionnel de la Fédération Gabonaise de Football, il existe des textes de lois et c’est bien dans l’ordonnancement de ses prédicats que tout commence. Et peut-être aussi que tout s’arrête, si l’on s’en tient à l’exclusivité des parrainages dont bénéficie déjà le Candidat Pierre Alain Mounguengui. Pour décrypter le cadre juridique et institutionnel qui s’impose à notre analyse :
Que disent les textes ? Ils disent d’abord l’autonomie. L’article 14 des statuts de la FIFA impose aux fédérations membres de gérer leurs affaires « de manière indépendante et sans influence indue de tiers ». Une exigence reprise et renforcée par l’article 19, qui proscrit toute ingérence extérieure dans les processus électoraux. Le message est limpide : le football se gouverne lui-même, ou il expose à des sanctions si l’on venait à contrevenir aux lois et règlements en la matière. Et dans un environnement où les critiques émanent souvent d’acteurs extérieurs au corps électoral, ou d’autres parrains et acteurs bien connus de la politisation tout azimut, cette autonomie devient un rempart aux velléités des «Ninjas» de la nuit des longs couteaux. Le droit est un verrou juridique qui filtre et organise tout en mettant le vrai débat des textes au centre du jeu électoral . C’est l’argument de la régularité et de la crédibilité électorale dont il est question. Les statuts types, inspirés des normes de la FIFA et de la Confédération africaine de football( CAF) , organisent minutieusement le processus : commission électorale, contrôle d’éligibilité, validation des candidatures. Une mécanique froide, presque clinique, qui ne laisse que peu de place aux protagonistes qui recherchent l’assentiment de l’opinion. Or, dans cette mécanique, Pierre-Alain Mounguengui évolue en terrain connu. Il en maîtrise les codes, les rythmes, les exigences et les liaisons internes à la machine. Le droit, ici, ne le freine pas. Au contraire Il organise et protège la tenue du scrutin et libre donc aux électeurs d’en décider. Il n’y a donc aucune ambiguïté à construire et n’en déplaise aux adeptes de la tragédie de l’autre qui cultivent malhonnêtement la sentence de Plaute. Une mécanique politicienne bien connue dans notre société où l’on assiste à une extrême politisation et une surenchère même des questions relevant purement des arcanes des sciences juridiques. En droit : On dit les textes et on les applique.

Les statuts réservent le droit de vote aux seuls membres habilités : clubs affiliés, ligues reconnues, instances compétentes. Personne d’autre. Ni les commentateurs chevronnés et zélés, ni les figures périphériques, aussi audibles soient-elles dans l’espace public ne doivent interférer dans les élections de la Fédération Gabonaise de Football. La loi est certainement dur mais c’est la loi.
Et dans cette élection une réalité se dégage désormais : Pierre Alain Mounguengui , en fin connaisseur des arcanes , agrège un certain nombre d’arguments lui rendant non seulement éligible mais aussi déjà en pôle position pour briguer un nouveau mandat ( d’après la dynamique des parrainages observée). Pour preuves, Les soutiens s’installent, les fidélités se confirment au sein du paysage du football Gabonais mais aussi dans les cercles africains, les équilibres se figent autour de sa personnalité. Une sympathie large, structurée, enracinée dans le cœur même du corps électoral. C’est là que le droit devient, de manière presque imperceptible, une donnée implacable de la réalité électorale exclusive dans le football Gabonais en particulier et africain de façon générique. Car en limitant le pouvoir de décision à ceux qui votent effectivement, ipso facto, il réduit mécaniquement l’impact des oppositions extérieures.

Et c’est ici que le paradoxe se noue. Car pendant que les voix habilitées s’alignent, d’autres s’élèvent, nombreuses, critiques, parfois virulentes mais sans droit de suffrage. C’est peut-être là aussi que réside la force de l’ambiguïté et des confusions entretenues par des ennemis ou des contradicteurs souvent mal intentionnés ou légitimement en droit de le faire. Ces deux stratégies politiciennes à défaut d’élucider le débat public, visent à occuper l’espace médiatique, structurer le récit, mais surtout à remplacer le débat des élections à la FEGAFOOT, pourtant juridique , par des commentaires et des arguments ad personam ( Basé sur la personne) plutôt que d’utiliser des arguments ad rem ( basé sur des les textes pour le cas d’espèce) . Sans peser directement sur l’issue des élections qui revient aux grand électeurs. Pourtant , à la lecture des textes, le droit, en ce sens, ne se contente pas d’organiser l’élection. C’est au collège électoral de voter tel ou tel candidat . Dans les starting-blocks des candidatures, Pierre Alain
Mounguengui, dans cette configuration, apparaît moins comme un candidat isolé que comme le point de convergence d’un réseau de votants. L’élection qui se joue dans l’administration du football Gabonais, est structurellement déjà organisée selon les textes. C’est le système juridique qui organise et détermine qui peut faire acte de candidature et qui est vainqueur en définitive d’une échéance électorale. Certes il est raisonnable de sortir l’arsenal juridique comme une camisole de force, au bout du compte, une élection n’est jamais une fin en soie. Elle est le commencement d’une volonté et le prolongement d’une perspective et des états de lieu d’une périodicité. Le Mandat audacieux de Pierre Alain Mounguengui vient de s’achever autour de plusieurs commentaires et il en prend la responsabilité de porter une autre avec courage et pleine conscience individuelle. C’est donc là que se joue vraiment l’intérêt humain, financier et patriotique. Car passé le temps des textes et des voix, demeure l’exigence la plus implacable : celle des résultats. Il s’agit de mettre en place un plan de
Cohérence dans l’action, pour donner un cap lisible à un football trop souvent balloté entre les ambitions affichées et les réalités contrariées à la fin de l’exercice. Et le public National désillusionné par des images et des rencontres coûteuses pour le contribuable. Il est également important d’évoquer la cohésion dans les acteurs, pour réconcilier un écosystème fragmenté où les tensions, parfois sourdes et endogènes, freinent l’élan collectif. La Fédération Gabonaise est un patrimoine commun et tout citoyen y travaillant se doit d’avoir un esprit d’équipe , de communion et de conjonction pour le Rayonnement des couleurs du Gabon . Enfin, des Résultats, les seuls juges de paix et d’efficacité sur le terrain comme dans les structures administratives opérationnelles . Au delà de tout, les résultats seuls mesurent la crédibilité d’une gouvernance et d’un exercice budgétaire.

C’est à cette épreuve que Pierre-Alain Mounguengui est désormais attendu. Non plus comme candidat protégé par le droit et porté par les voix sympathiques , mais comme dirigeant confronté à l’histoire concrète de ses engagements. Le Président Candidat, fort de son expérience et de ses réseaux, dit vouloir relever ces défis avec «audace et honnêteté».
Reste à savoir si la continuité qu’il incarne avec autant de réalisme et d’énergie saura se transformer en impulsion d’une dynamique qui réenchante les espoirs et suscite l’adhésion et force le respect même des plus sceptiques dans ce nouveau Paris risqué. Si la méthode Mounguengui pourra produire autre chose qu’une reproduction des normes. Et si, au-delà des équilibres maîtrisés actuels, émergera enfin ce que tous invoquent et que peu obtiennent : un football cohérent, uni et victorieux pour le seul rayonnement du Gabon sur la scène du football africain.
Car en définitive, les textes protègent, les voix désigneront le vainqueur.
Mais seuls les résultats consacreront ce quatrième Mandat audacieux qu’il entend mené avec honnêteté et réalisme.

PAR Roy ATIRET BIYE Journaliste Éditorialiste Politique,
Certifié IDEA International en Analyse politique et électorale.
En Spécialisation en Francophonie, Stratégie et Relations Internationales ( IRIC).





Assistant Edu Gabon