Les 31 mars et 1er avril 2026 à Libreville, le Gouvernement gabonais, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a organisé une table ronde à l’hôtel Boulevard de Libreville autour du thème : Table ronde nationale sur le processus électoral 2024-2025 et perspectives de réformes.

Cette table ronde nationale consistait à tirer les enseignements des élections organisées durant la Transition en vue d’un retour durable à l’ordre constitutionnel. L’enjeu étant d’étudier, d’analyser, d’évaluer et de proposer des solutions en vue de minimiser les manquements observés et de renforcer la culture démocratique dans l’organisation des élections au Gabon, par le truchement des bonnes pratiques reconnues et qui trouvent leurs fondements dans la Constitution, la Charte africaine des droits de l’homme, la Charte africaine sur la démocratie et les élections, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Déclaration universelle des droits de l’homme.
C’est dans cet esprit que plusieurs sensibilités ont été conviées à la tenue de ces consultations et discussions multiformes. Ce sont notamment les experts des institutions ministérielles, les organes de gestion des élections (CNOCER et ACER, Cour constitutionnelle…), ainsi que les professionnels des médias, parlementaires, acteurs politiques et membres d’institutions dédiées à la démocratie (CND), ainsi que la société civile, les partenaires techniques, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales, etc. Pendant ces heures de réflexion sincères, six ateliers thématiques ont été constitués, traduisant ainsi le sens d’ouverture, d’attention et l’élan d’engagement de tous les acteurs soucieux du processus électoral et de la modernité démocratique du Gabon. Témoignant également de l’attention portée par les plus hautes autorités du pays aux réserves et bilans des missions d’observation électorale citoyenne internationale. Les difficultés rencontrées lors du référendum de novembre 2024, en passant par l’élection présidentielle d’avril 2025 et les élections législatives et locales combinées de septembre et octobre 2025, ont été examinées.

Pour François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les Institutions Cette table ronde obéit à «l’engagement personnel du Président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, en faveur d’une démocratie véritable. À travers ses instructions précises et éclairées, il a donné mandat au Gouvernement pour qu’un bilan exhaustif des dernières élections soit réalisé, afin d’identifier les axes d’amélioration nécessaires de notre système électoral. »
Cette étape intervient dans un contexte marqué par un retour à l’ordre constitutionnel, suite à une situation exceptionnelle de transition qui a abouti à des réflexions majeures devant contribuer à une réflexion citoyenne profonde, nécessitant une mobilisation collective de tous les acteurs, en vue de prévenir des tensions et crises qui ont souvent mis à rude épreuve et menacé la stabilité du pays.

Dans son discours de clôture, François Ndong Obiang a rappelé que « la démocratie ne se construit pas seulement avec les institutions, mais aussi par la responsabilité de chacun dans la préservation de la paix sociale et de la légitimité électorale », et d’inviter l’ensemble des acteurs contributifs aux ateliers à tirer pleinement conscience « des leçons des expériences du processus électoral dans notre pays pour renforcer les mécanismes électoraux».

Au rang des défis majeurs relevés dans les ateliers thématiques figurent la préparation des élections (délais et mobilisation financière et matérielle), la révision et la publication de la liste électorale, la convocation et la publication des candidatures, la campagne électorale, l’organisation technique et matérielle du scrutin, la prise en compte des réalités géographiques propres à chaque bassin électoral territorial, l’accessibilité des personnes vivant avec un handicap dans les bureaux de vote, le dépouillement, la publication des résultats et la phase des contentieux électoraux, la prise en compte du genre dans le processus électoral, la question de la transhumance, l’exigence d’un projet de société et d’un calendrier de campagne, l’exigence de la formation et de l’éducation civique et à la participation politique citoyenne, l’exigence de la formation dans les états-majors des partis et acteurs politiques, la formation des organes de gestion des élections, le patriotisme, la couverture et la gestion de l’information équitable et crédible en période électorale, la formation continue des journalistes et professionnels de la communication pour les périodes électorales, le renforcement du cadre juridique et institutionnel, sans omettre la préoccupation sur les modalités et conditions techniques électroniques pour pallier les difficultés rencontrées par les Gabonais de l’étranger, ainsi que l’accompagnement technique et financier des missions d’observation électorale citoyenne.
Autant de sujets ayant meublé la pertinence de la table ronde nationale en vue de proposer des perspectives de réformes contribuant manifestement à renforcer la démocratie gabonaise et à assurer la confiance citoyenne et celle de la communauté internationale dans les processus électoraux de notre pays. Une démarche fortement applaudie par la Représentante résidente du Programme des Nations Unies au Gabon, témoignant ainsi du respect du Gouvernement des principes fondateurs de la coopération internationale multilatérale et des droits humains.

PAR ROY ATIRET BIYE Journaliste Et Éditorialiste Politique
Certifié IDEA International en Analyse politique et électorale
En Spécialisation en Francophonie, Stratégie et Relations Internationales.



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