Créée en mai 2014, l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG) s’était donné pour mission de défendre les droits et intérêts des joueurs, d’améliorer leurs conditions de vie et de travail, et de préparer leur reconversion après carrière. Douze ans plus tard, le constat dressé par de nombreux observateurs du football gabonais est pour le moins préoccupant.

Alors que le championnat national a récemment connu un arrêt prolongé de près de dix mois, plongeant de nombreux footballeurs dans une précarité accrue, l’absence de prises de position fortes de l’ANFPG interroge. Beaucoup s’interrogent : où était l’association durant cette période critique ? Quelles actions concrètes ont été menées pour soutenir les joueurs en difficulté ?

À la tête de l’organisation depuis sa création, Rémy Ebanega concentre également les critiques. Son long maintien au pouvoir, sans alternance ni organisation d’élections internes, soulève des questions sur la gouvernance de la structure. Des démissions successives de secrétaires généraux, dénonçant une gestion opaque, viennent renforcer les doutes quant au fonctionnement interne de l’association.

Sur le plan financier, le manque de transparence est également pointé du doigt. Affiliée à FIFPRO, l’ANFPG bénéficierait de financements annuels conséquents. Pourtant, aucun bilan financier détaillé n’a été rendu public en plus d’une décennie d’existence. Cette opacité alimente les critiques sur une gestion jugée peu rigoureuse.

En termes de réalisations, le bilan apparaît limité. Le principal projet mis en avant reste l’acquisition d’un terrain à Malibé, destiné à la construction d’un siège. Mais au-delà de cette initiative, les avancées concrètes en matière de protection sociale ou de reconversion des joueurs semblent inexistantes. Plusieurs voix dénoncent ainsi un échec sur l’un des axes majeurs de la mission initiale de l’association.

Des accusations de gestion clanique émergent également. La présence de proches du président à des postes clés, notamment au sein de la trésorerie et de la vice-présidence, alimente les soupçons de favoritisme et de concentration du pouvoir.

Dans ce contexte, l’éventualité de voir certains dirigeants de l’ANFPG briguer des responsabilités au sein de la Fédération gabonaise de football suscite des inquiétudes. Nombreux sont ceux qui redoutent une reproduction, à une échelle plus large, des dysfonctionnements observés au sein de l’association.

Douze ans après sa création, l’ANFPG se trouve ainsi à un tournant. Entre attentes non satisfaites, critiques sur la gouvernance et absence de résultats tangibles, l’organisation est appelée à faire preuve de transparence et à se réinventer pour regagner la confiance des footballeurs gabonais qu’elle est censée représenter.



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