Après trois années de galère pour le Sud du Gabon, la centrale hydroélectrique de Bongolo reprend
Sous l’impulsion de la 5e République, le gouvernement gabonais accélère la remise à niveau des infrastructures stratégiques. Dernier symbole de cette volonté : la relance de la centrale hydroélectrique de Bongolo, longtemps paralysée après les inondations dévastatrices de novembre 2023. Porté par une approche plus offensive du ministère de l’Eau et de l’Énergie dirigé par Philippe Tonangoye, ce chantier marque une étape importante dans la reconquête énergétique du sud du Gabon.
Pendant près de trois ans, les populations de Mouila, Ndendé, Lébamba ou encore Tchibanga ont vécu au rythme des délestages et des coupures à répétition. Une situation devenue le symbole d’un réseau fragilisé par des années de sous-investissement, des équipements vieillissants et une vulnérabilité accrue face aux aléas climatiques.
Face à cette urgence, la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) a engagé un programme de réhabilitation évalué à 11 milliards de FCFA. Objectif : redonner à Bongolo son rôle stratégique dans l’alimentation électrique du sud du pays. La centrale, dont la capacité exploitée était tombée à seulement 2,5 MW, doit progressivement retrouver son niveau historique de production de 5 MW.
Mais au-delà des chiffres, c’est surtout la méthode qui retient l’attention. Depuis son arrivée à la tête du département de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye imprime une logique de gestion axée sur les résultats, la modernisation des infrastructures et le retour de la confiance des usagers. La relance de Bongolo illustre cette volonté de passer d’une gestion de crise permanente à une stratégie d’anticipation et de sécurisation durable du réseau énergétique national.
Modernisation des équipements, renforcement des dispositifs de sécurité et meilleure prise en compte des risques climatiques : la réhabilitation de Bongolo s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation du secteur énergétique gabonais. Pour les autorités, il ne s’agit plus seulement de réparer, mais de bâtir des infrastructures capables de résister aux défis futurs.
Les premiers effets se font déjà sentir sur le terrain. Dans plusieurs localités du sud, les délestages commencent à reculer, redonnant un souffle aux ménages comme aux activités économiques locales. Une amélioration concrète qui conforte la stratégie défendue par le ministère : investir dans les infrastructures énergétiques locales pour soutenir le développement et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Avec Bongolo, le gouvernement envoie aussi un signal politique fort : celui d’un État qui entend reprendre la main sur des services essentiels longtemps fragilisés. Dans un contexte où la demande énergétique ne cesse de croître, la remise en service progressive de cette centrale apparaît comme un test grandeur nature de la nouvelle gouvernance voulue sous la 5e République.
Joy kengue





