Depuis plusieurs mois, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, ses principaux collaborateurs et certaines personnalités réputées proches du pouvoir font l’objet d’une attention médiatique particulièrement soutenue. Enquêtes, révélations, accusations et controverses se succèdent dans la presse nationale, sur les réseaux sociaux, mais également dans certains médias internationaux et La lettre du Continent en est un exemple patent. Une accumulation qui nourrit désormais une question dans une partie de l’opinion gabonaise : assiste-t-on au fonctionnement normal du contre-pouvoir médiatique ou à une entreprise plus structurée de déstabilisation de l’image du nouveau pouvoir ?
La question mérite d’être posée avec précaution. Car dans une démocratie, enquêter sur le chef de l’État et son entourage n’a, en soi, rien d’anormal. Le pouvoir appelle le contrôle, et la presse a précisément vocation à interroger ceux qui l’exercent. Les responsables publics doivent pouvoir rendre compte de leurs décisions, de la gestion des ressources publiques et, lorsque l’intérêt général l’exige, de leur patrimoine ou de leurs relations d’affaires.
Toutefois, lorsque les mêmes personnalités deviennent la cible d’une succession quasi permanente de publications à charge, parfois fondées sur des accusations dont la vérification reste difficile, le phénomène finit nécessairement par interroger.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema, le 30 août 2023, puis son élection à la présidence de la République en avril 2025, le Gabon est entré dans une période de recomposition profonde. L’ancien système politique a été bouleversé, des positions économiques ont changé de mains, tandis que de nouveaux centres de décision ont émergé. Or toute transformation de cette ampleur produit nécessairement des gagnants, mais également des perdants.
C’est peut-être dans cette recomposition qu’il faut rechercher une partie des explications à l’intensification des offensives médiatiques.
Car derrière la bataille politique se joue aussi une bataille économique. Marchés publics, concessions, ressources naturelles, positions administratives, réseaux d’influence : les changements intervenus depuis la transition ont nécessairement affecté des intérêts constitués depuis plusieurs décennies. Dans ces conditions, l’information peut devenir, elle aussi, un instrument de rapport de force.
Dès lors apparaît une autre interrogation, plus sensible : certaines campagnes médiatiques pourraient-elles être encouragées ou financées par des acteurs disposant d’intérêts politiques ou économiques à affaiblir le chef de l’État et son entourage ?
Dans les cercles proches du pouvoir, l’hypothèse de « mains noires » tapies dans l’ombre est régulièrement évoquée. Selon cette lecture, des acteurs disposant d’importants moyens financiers chercheraient à instrumentaliser certains médias, journalistes, influenceurs ou relais numériques afin d’installer durablement le soupçon autour des personnalités considérées comme les piliers du système Oligui Nguema.
Dans cette période de recomposition politique, économique et institutionnelle, le Gabon gagnerait finalement à sortir de cette confrontation permanente entre une presse instrumentalisée à souhait, et un pouvoir systématiquement attaqué. Pourquoi attaquer des hommes et des femmes qui ont l’entière confiance du chef de l’État, et qui sont animés d’une seule volonté : construire le Gabon nouveau ?
Dans tous les cas, Brice Clotaire Oligui Nguema reste déterminé à redonner aux gabonais leur dignité. Et cela passe par l’implication de tous, de ceux qui ont toute sa confiance. N’en déplaise à certains.
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Assistant Edu Gabon




