Libreville — Il y a des choix qui ne doivent rien au hasard. En désignant Nina Alida Abouna Marraine Afrique 2026-2028 des DIGIeWOMEN Awards Afrique (DIWAA), le comité d’organisation a misé sur un profil taillé pour l’ambition du continent : révéler, former et connecter les talents du numérique qui redessinent l’Afrique de demain.

Rendez-vous est pris pour le 19 décembre 2026, à la Cité de la Démocratie de Libreville, où la quatrième édition des DIWAA couronnera la Femme digitale africaine de l’année devant une figure internationale du leadership féminin, invitée d’honneur de la soirée.

Le nom de Nina Abouna n’est pas inconnu des cercles économiques gabonais. Ancienne directrice générale de l’ANPI-Gabon (2015-2019), elle a longtemps œuvré à simplifier la vie des investisseurs et des entrepreneurs, tout en défendant une cause qui lui tient à cœur : l’entrepreneuriat féminin, porté notamment à travers le Women Business Center. Son parcours l’a ensuite menée au Ministère du Tourisme comme Secrétaire Générale, puis à la Primature, où elle a piloté des dossiers d’investissement et de développement économique.

Mais c’est peut-être à Osaka, lors de l’Exposition universelle 2025, que son rôle a pris une dimension particulière. Commissaire générale aux expositions, elle a porté la participation gabonaise jusqu’au Golden Prize dans la catégorie « Sauver des vies » une distinction remise ensuite au président Brice Clotaire Oligui Nguema, fruit d’une mobilisation collective dont elle a été l’une des architectes.

C’est cette double compétence celle qui négocie avec les investisseurs et celle qui porte une vision à l’international que les DIWAA disent vouloir mettre au service de leur mandat.

Sous son marrainage, la Semaine DIWA ne se contentera pas de célébrer : elle formera. L’objectif est concret 30 jeunes filles initiées au numérique et à l’entrepreneuriat dans chacun des quatre pays participants, Gabon, RDC, Cameroun et Côte d’Ivoire. Un bootcamp viendra compléter le dispositif, consacré au développement de projets, aux alliances africaines et aux relations avec les investisseurs.

Un tremplin jusqu’à Paris. Le marrainage devrait aussi ouvrir des portes bien au-delà du continent. Parmi les initiatives soutenues : la participation de Raïssa Onanga, porteuse du Grenier Communautaire et lauréate du Top 10 des Journées de l’innovation du bassin du Congo, à un pitch devant des investisseurs à Station F, à Paris.

Révéler, former, connecter, célébrer. Quatre verbes, un mandat, et un rendez-vous déjà fixé au 19 décembre pour voir la promesse se concrétiser.

Par Emmanuel Manasse M.





Assistant Edu Gabon