À Ntoum, le projet de Cité des enseignants franchit une nouvelle étape. Le site de la Plaine Ayémé, d’une superficie de 539 hectares, doit accueillir le programme « Un enseignant, une parcelle, une maison », porté par le ministère de l’Éducation nationale avec plusieurs partenaires. Une visite de terrain effectuée le 23 septembre a permis de faire le point sur l’état d’avancement de l’opération.
Le projet prend progressivement une dimension concrète. À la Plaine Ayémé, dans la commune de Ntoum, les premières opérations de préparation du terrain sont déjà visibles. Défrichage, terrassement et bornage constituent les principales étapes engagées sur ce vaste espace destiné à accueillir la future Cité des enseignants.
C’est sur ce site que la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume Leclercq, s’est rendue mercredi 23 septembre pour constater l’état d’avancement du projet et échanger avec les différents acteurs impliqués.
539 hectares pour un projet immobilier dédié aux enseignants
La superficie annoncée donne la mesure du projet : 539 hectares sont disponibles sur le site de la Plaine Ayémé. L’objectif est d’y développer un ensemble résidentiel destiné aux personnels de l’Éducation nationale, dans le cadre du programme « Un enseignant, une parcelle, une maison ».
L’initiative résulte d’un partenariat associant le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, Résidences pour tous ainsi que l’Association professionnelle des établissements de crédit du Gabon (APEC).
Sur le terrain, la ministre d’État a pris connaissance des opérations déjà réalisées et des prochaines étapes nécessaires à la poursuite du programme. Les échanges ont notamment porté sur l’état du site, sa viabilisation et les conditions de mise en œuvre du futur lotissement.
La question du logement au cœur des conditions de travail
Au-delà de la construction de logements, le projet renvoie à une problématique récurrente dans le secteur éducatif : celle des conditions de vie des personnels enseignants.
Pour les pouvoirs publics, l’accès au logement constitue l’un des leviers susceptibles d’accompagner l’amélioration des conditions sociales des agents de l’État. Dans plusieurs zones, les difficultés d’accès à un logement adapté peuvent également se conjuguer avec les problématiques de mobilité et d’éloignement entre le domicile et le lieu d’affectation.
Le programme vise ainsi à apporter une réponse structurée à cette question, en associant accès au foncier, construction et mécanismes de financement.
Une opération encore en phase de développement
Si les travaux de préparation du site sont engagés, la future Cité des enseignants reste encore à construire. Les opérations de viabilisation constituent une étape préalable avant le développement effectif du lotissement et la réalisation des habitations.
La visite de la ministre d’État s’inscrit dans cette phase de suivi du projet. Elle intervient également dans une démarche de concertation avec les partenaires institutionnels, financiers et sociaux associés à l’opération.
À la Plaine Ayémé, l’enjeu est désormais de transformer les 539 hectares mobilisés en un véritable programme résidentiel capable de répondre aux attentes des personnels de l’Éducation nationale. Une ambition qui devra se mesurer, dans les prochaines étapes, à la réalité du calendrier des travaux, aux modalités d’attribution des parcelles et aux conditions de financement des futurs logements.
La Cité des enseignants entre ainsi dans une nouvelle phase : celle de la concrétisation sur le terrain.




