« J’ai décidé de rompre le silence. Les attaques visant mon candidat se multiplient, et je ne peux plus les laisser sans réponse.

Depuis des années, certains acteurs de la scène politique et sportive, à court d’inspiration, ont fait de Pierre Alain Mounguengui leur fonds de commerce. Ils y trouvent un moyen commode de gagner en visibilité et en crédit auprès de l’opinion, nationale comme internationale. Depuis que la commission électorale a dévoilé le calendrier des élections de la FEGAFOOT, le phénomène s’est accéléré : un petit groupe passe ses journées à nourrir des critiques sans portée et des accusations sans fondement contre le Président de la Fédération.

Pourquoi tant d’acharnement ? Pourquoi entretenir la confusion ? Pour préserver la sérénité du football gabonais, la FIFA a demandé que le processus électoral reprenne depuis le début. Le temps ainsi offert aurait dû servir à préparer des candidatures. Il est employé, pour une bonne part, à s’en prendre à un Gabonais qui sert le football de son pays depuis plusieurs années.

Je pose donc la question : est-ce une faute de servir dignement son pays ? Que reproche-t-on, au juste, à Pierre Alain Mounguengui, pour que l’hostilité s’exprime avec une telle constance ? À mon humble avis, le football gabonais mérite mieux qu’un débat de personnes.

Mon titre est volontairement incisif, et j’en assume le choix. Laissez Pierre Alain Mounguengui tranquille : il ne vous doit rien. Il ne vous empêche nullement de vous présenter. Plutôt que de chercher à l’abaisser, saisissez l’occasion qui vous est donnée : devenez candidats, et exposez votre projet au collège électoral, chargé d’une lourde responsabilité, celle de choisir le prochain Président de la FEGAFOOT et son équipe.

Le temps des règlements de comptes doit appartenir au passé. Celui des frustrations personnelles aussi. Place à l’élection. Dites aux Gabonaises et aux Gabonais ce que vous êtes capables de faire, au lieu de mener une contre-campagne bâtie sur des contre-vérités.

Nos anciens enseignent que « le fleuve qui oublie sa source se dessèche ». Un football qui oublie ceux qui l’ont servi s’appauvrit de même. Ils disent aussi : « Celui qui lance des pierres au manguier ne fait que l’obliger à donner ses fruits. » À force de vouloir abattre Pierre Alain Mounguengui, vous contribuez à sa notoriété et vous renforcez la confiance que le peuple gabonais lui accorde.

Le football, comme tout sport, nous rappelle des valeurs simples : le fair-play, l’humilité, l’ouverture d’esprit, le respect de l’adversaire et l’attention portée à l’autre. Sur le terrain, on ne gagne pas en insultant l’arbitre, ni en traitant l’adversaire en ennemi. On gagne en préparant le match, en alignant une équipe, en proposant du jeu.

Je vous attends donc, candidats, lors de la publication officielle des candidatures par la commission électorale, le 19 novembre 2026. Car, comme on le dit chez nous, « seul, on va plus vite ; ensemble, on va plus loin ». Que cette élection soit, pour tous les acteurs du football gabonais, un moment unique et historique de réconciliation.

Francis Edgard SIMA MBA
Porte-parole du Président de la FEGAFOOT





Assistant Edu Gabon