Le Gabon est véritablement engagé à encourager la production locale, pour  contribuer à l’accélération de l’industrialisation des secteurs prioritaires, en vue de favoriser la création d’emplois directs et indirects pour les gabonais dans les secteurs de l’agroalimentaire et participer à la réduction du coût de l’alimentation dans le pays. C’est dans cette optique que la  Task-force  poursuit ses activités depuis mercredi 19 Mai 2021, par des travaux se reportant à la Bataille 4 relative au renforcement de la souveraineté alimentaire du pays et le développement des filières exportatrices. L’objectif de cette stratégie est de réduire de 35% à l’horizon 2023 et 50% à l’horizon 2025, les importations des produits alimentaires.

Les ministres Biendi Maganga Moussavou, Carmen Ndaot et Ghislain Mboma, directeur Général de l’ANPI-Gabon, & Chef de projet de la Task-Force Promotion des investissements privés, ce 19 mai 2021 à L’ANPI.

C’est le ministre en charge de la Promotion des investissements qui a procédé au lancement ce jour des activités de la Stratégie de substitution des importations, dont l’objectifs est de réduire de 50%, les importations à l’horizon 2025 avec un premier plan de passage de 35% en 2023.

Partie intégrante du Plan d’accélération de la transformation (PAT) 2021-2023,«la Task-force Promotion des investissements privés », a été officiellement lancée, le 16 avril dernier. Après lesdits travaux sur l’élaboration du Code des investissements, ceux sur la stratégie de substitution des importations ont été lancés ce mercredi 19 mai à l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI-Gabon), par le ministre en charge de la Promotion des Investissements, des Partenariats Publics-privés, chargé de l’Amélioration de l’Environnement des Affaires, Carmen Ndaot, en présence du ministre de l’agriculture, Biendi Maganga Moussavou de Ghislain Mboma, directeur Général de l’ANPI-Gabon, et Chef de projet de la Task-Force Promotion des investissements privés, ainsi que les acteurs aussi bien du secteur public que du privé concernés par la filière alimentaire.

FORMATEURS MCCA

Les travaux étaient animés par le ministre de l’agriculture avec la participation des acteurs concernés et de plusieurs hauts cadres de l’administration publique et du secteur privé. «Cette stratégie est en appui de la bataille N°4 du Plan d’accélération de la transformation (PAT) de notre économie, notamment pour renforcer notre souveraineté alimentaire», a déclaré Carmen Ndaot.

Carmen Ndaot ministre en charge de la Promotion des Investissements, ce 19mai 2021 à L’ANPI.

PARTICIPANTS FORMATION MCCA

Les premières activités de cette Task Force ont portée sur la finalisation du
projet de loi portant orientation de la politique des investissements (Code
des investissements), par l’examen des dispositions relatives au développement harmonieux du territoire national et à l’éligibilité à l’agrément investisseur. Cette réforme juridique est inscrite dans la Bataille 9 qui vise à améliorer le climat des affaires pour attirer les investisseurs et assurer les conditions de croissance des secteurs non productifs.

La substitution des importations par la production locale contribuera à
l’accélération de l’industrialisation de nos secteurs prioritaires, la création
d’emplois directs et indirects dans les secteurs de l’agroalimentaire et
participera à la réduction du coût de l’alimentation.

Pour le ministre de l’agriculture, « La substitution des importations par la production locale permettra la réduction du coût de l’alimentation et contribuera à l’accélération de l’industrialisation des secteurs prioritaires du pays ainsi que la création d’emplois directs et indirects dans les secteurs de l’agroalimentaire. » Car selon lui, « Les importations constituent aujourd’hui un cancer qui empêche l’économie locale de se développer, c’est véritablement une concurrence économique entre les différents pays producteurs et ce que nous voulons aujourd’hui, c’est développer notre souveraineté alimentaire », déclare Biendi Maganga Moussavou.

Biendi Maganga Moussavou, ministre en charge de l’agriculture, ce 19mai 2021 à L’ANPI.

Dans cette perspective, autour des représentants des administrations et des
opérateurs économiques nationaux, Monsieur Ghislain Mboma, directeur
Général de l’ANPI-Gabon, et Chef de projet de la Task-Force Promotion des
investissements privés, a procédé à la présentation de l’état des lieux des
secteurs visés par cette Stratégie, des objectifs poursuivis par chacune des
filières alimentaires concernées, notamment les filières viticole, porcine et bovine au Gabon, du cadre juridique en vigueur ainsi que des perspectives
d’attractivité des investissements.
Il est à noter que cette stratégie découle de l’analyse de la balance commerciale qui a permis d’identifier les produits de consommation courante les plus importés. Sur cette base et selon les orientations du PAT, les filières porteuses de l’agroalimentaire ont été sélectionnées.

Notons que cette bataille N°4 qui est de voir la production locale se substituer aux importations, mettre fin aux produits qui viennent de l’extérieur. Il s’agira de produire 279 000 tonnes supplémentaires de manioc, 267 000 tonnes supplémentaires de bananes, 35 000 tonnes de volaille, poulets de chair, de transformer 21 000 tonnes de thon pour densifier la filière thonière, d’accroître les surfaces cultivées de 100 000 ha et de former 700 jeunes gabonais dans le cadre de la mise en œuvre de ce programme. « Pourquoi continuer à être aussi dépendants, aussi fragilisés alors que nous pouvons nous-mêmes, en étant tous impliqués, faire en sorte de renforcer notre économie. C’est ça l’enjeu des discussions » a précisé le ministre de l’agriculture.

Plusieurs participants, hauts cadres de l’administration secteur public et privé , acteurs aussi bien du secteur public que du privé concernés par la filière alimentaire, ce 19mai 2021 à L’ANPI.

Il convient de signaler que ces travaux s’inscrivent également dans le cadre
des cellules spécialisées du Haut Conseil pour l’Investissement (HCI), dans l’optique de consolider le partenariat entre l’Etat et le secteur privé national indispensable à la mise en ceuvre de la Stratégie de substitution des importations pour atteindre les objectifs de renforcement de la souveraineté alimentaire du Gabon par le développement des filières de l’agro-industrie.

Prévus pour une durée de 2 mois, les travaux déboucheront sur l’élaboration
d’une feuille de route fixant les modalités de réalisation des projets identifiés dans les filières concernées en tenant compte des capacités nationales de réinvestissements.