Dans le cadre des préparatifs de la 20ᵉ conférence des parties à la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CoP20 CITES), une note de l’Union Européenne, datée du 26 novembre 2024, a été adressée aux autorités de gestion CITES des pays de l’aire de répartition de l’Aucoumea klaineana, aussi connu sous le nom d’Okoumé. Cette espèce emblématique des forêts d’Afrique centrale concerne notamment le Gabon, le Cameroun, le Congo et la Guinée équatoriale.

En réponse, le Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Économie Verte (ROSCEVAC), reconnu pour son implication dans le suivi des politiques publiques des secteurs forêt et bois, a exprimé sa profonde inquiétude face à une éventuelle inscription de l’Okoumé à l’annexe II de la CITES. Selon le ROSCEVAC, une telle mesure pourrait engendrer des conséquences désastreuses sur les plans économique, social et environnemental.

Des impacts redoutés pour les économies et les écosystèmes

L’inscription de l’Okoumé à l’annexe II, qui limiterait son exploitation, risquerait de fragiliser davantage des économies peu diversifiées. En effet, l’Okoumé constitue une ressource clé pour les industries forestières des pays concernés. Au Gabon, par exemple, cette espèce reste prédominante et contribue significativement au PIB, à l’emploi et aux recettes budgétaires. Sur le plan environnemental, une restriction de son exploitation pourrait conduire à des prélèvements accrus sur des espèces de substitution, perturbant ainsi l’équilibre des écosystèmes.

Depuis son exploitation à la fin des années 1890, l’Okoumé a fait l’objet de nombreuses études démontrant sa résilience et sa durabilité. Une évaluation menée au Gabon en 2021 par Doucet Jean-Louis et ses collaborateurs conclut que l’espèce n’est ni rare ni vulnérable. Ce constat est soutenu par des initiatives telles que l’aménagement durable des concessions forestières, la certification forestière et l’interdiction d’exportation des grumes dans la région CEMAC.

Un plaidoyer pour des solutions concertées

Le ROSCEVAC plaide pour une gestion durable et concertée de cette ressource stratégique. L’organisation recommande que l’évaluation en cours de l’UICN sur l’Okoumé soit menée à son terme et que ses conclusions soient partagées avec les autorités des pays concernés. Par ailleurs, elle suggère le financement par l’Union Européenne d’un programme ambitieux de sylviculture pour garantir la pérennité de l’espèce.

Dans cette optique, une délégation du ROSCEVAC a rencontré, ce mardi 3 décembre 2024, le Président de l’Assemblée nationale gabonaise afin d’exposer les enjeux de la position européenne sur l’Okoumé et de défendre les intérêts des pays d’Afrique centrale.

Une attente cruciale

En attendant une position concertée entre le Gabon, le Cameroun, le Congo et la Guinée équatoriale, le ROSCEVAC appelle à une mobilisation collective pour préserver cette ressource vitale. Selon ses représentants, une inscription prématurée de l’Okoumé à l’annexe II de la CITES reviendrait à pénaliser injustement des États déjà engagés dans des politiques durables et responsables.

Les regards se tournent désormais vers la CoP20, où l’avenir de l’Okoumé sera au centre des discussions.

Avec C.A Medias Group ,agence de Presse Panafricaine



Ne révise plus seul ! Accède à une 𝐦𝐮𝐥𝐭𝐢𝐭𝐮𝐝𝐞 𝐝'𝐞𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐲𝐧𝐭𝐡𝐞𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐏𝐡𝐲𝐬𝐢𝐪𝐮𝐞-𝐂𝐡𝐢𝐦𝐢𝐞, 100% conformes au programme du Gabon. Bloqué sur un calcul ? 𝐇𝐲𝐬𝐨𝐩𝐞, ton Grand Frère IA, 𝐭𝐞 𝐠𝐮𝐢𝐝𝐞 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐞𝐭𝐚𝐩𝐞 vers la solution de chaque question.
𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐚𝐬𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐞𝐝𝐮.𝐨𝐧𝐥𝐢𝐧𝐞