Libreville le 28 mai 2025.Convergence Afrique.
À Libreville, l’heure est à l’apaisement. Reçu en audience par le Chef de l’État gabonais ce mercredi 28 mai, le Sénat, accompagné d’un parterre de figures emblématiques de la scène politique nationale, a salué la posture empreinte de retenue et de sagesse de Brice Clotaire Oligui Nguema dans le dossier épineux de l’île Mbanié. Une affaire délicate tranchée récemment par la Cour internationale de justice (CIJ), en faveur de la Guinée équatoriale, sur fond de contentieux frontalier entre les deux États voisins.
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Le silence comme stratégie diplomatique
Contrairement aux prises de parole habituelles dans de telles circonstances, le président gabonais a choisi de ne pas s’exprimer publiquement. Un silence volontaire, assumé, pour laisser place à la concertation. « L’heure est à la réflexion, à la consultation des sages et des notables », confie un proche du Palais du Bord de Mer. Brice Clotaire Oligui Nguema s’est toutefois entretenu, à huis clos, avec des figures politiques majeures telles que Jean Ping, Paul Malekou, Zacharie Myboto ou encore Jacques Revengué, témoignant de sa volonté de bâtir une réponse nationale consensuelle.
Un verdict à digérer, une paix à préserver
L’arrêt de la CIJ, bien que favorable à la Guinée équatoriale, n’a pas mis fin à la nécessité de dialogue. Le contentieux porte sur plusieurs aspects : frontière terrestre, frontière maritime, et souveraineté sur les îles litigieuses, dont Mbanié. Dans le rapport présenté au chef de l’État ce 28 mai, les experts gabonais parmi lesquels le professeur Guy Rossatanga-Rignault insistent sur la nécessité de négociations bilatérales ou, à défaut, d’une médiation internationale pour mettre en œuvre les décisions de la CIJ.
Brice Clotaire Oligui Nguema envisage de se rendre prochainement à Malabo pour rencontrer son homologue, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Ce déplacement vise à finaliser des accords bilatéraux, à un moment où les deux États doivent faire preuve de maturité diplomatique. « Le temps n’est plus à la polémique, mais au renforcement des liens fraternels entre deux pays unis par l’histoire, la géographie et le sang », souligne le rapport.
Souveraineté et compromis
Dans un ton mesuré mais ferme, le rapport rappelle que les deux États restent souverains, libres d’interpréter et de mettre en œuvre les décisions de la CIJ en accord avec leurs intérêts fondamentaux. Il appelle à « un dialogue de fond, constructif, mené de bonne foi et dans un esprit de compromis », pour que la paix régionale ne soit pas compromise par des revendications mal gérées.

Un nouveau chapitre diplomatique
Avec prudence, mais détermination, le Gabon semble vouloir tourner la page du contentieux pour mieux écrire celle de la coopération. La balle est désormais dans le camp des deux chefs d’État. Reste à voir si la sagesse diplomatique du moment l’emportera sur les relents nationalistes d’une affaire aux enjeux stratégiques majeurs.
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