Libreville, 15 janvier 2026 — Convergence Afrique.
Le paysage médiatique gabonais a été secoué ce jeudi par l’interpellation de Roland Olouba Oyabi, journaliste et directeur de publication, par des agents de la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire (B2). Une arrestation qui, faute d’explications officielles, alimente interrogations et crispations au sein de la profession.
Selon les premières informations relayées par 7 Jours Infos, l’interpellation est intervenue aux environs de 11 heures dans le quartier d’Awendjé, au cœur du 4ᵉ arrondissement de Libreville. Roland Olouba Oyabi se trouvait alors en compagnie de son confrère Randy Louba. Les deux journalistes se rendaient à Owendo pour couvrir un reportage lorsqu’ils ont été stoppés par les agents de la B2.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, le directeur de publication serait toujours retenu dans les locaux des services de sécurité militaire. Aucun communiqué n’a, pour l’instant, été publié par les autorités judiciaires ou militaires pour préciser les motifs de cette procédure. Un silence qui nourrit spéculations et inquiétudes dans un contexte déjà sensible.
Cette nouvelle interpellation survient alors que la corporation n’a pas encore refermé le chapitre de l’affaire Harold Leckat. En octobre 2025, le directeur de publication de Gabon Media Time avait été placé en détention préventive durant près de trois semaines pour des soupçons d’infractions de droit commun. Sa libération, en novembre, avait été obtenue à l’issue d’une mobilisation soutenue des journalistes et d’organisations de défense de la liberté de la presse.
Pour de nombreux observateurs, le parallèle est inévitable. Sans préjuger des faits reprochés à Roland Olouba Oyabi, cette interpellation ravive la crainte d’un climat de pression accrue sur les acteurs des médias, à un moment où la presse gabonaise tente de redéfinir son rôle dans un environnement politique et institutionnel en recomposition.
Du côté de la société civile et des organisations professionnelles, l’heure est à l’expectative. Tous appellent à une clarification rapide des autorités compétentes, au nom du respect des procédures et du droit à l’information. « La transparence est essentielle pour éviter les amalgames et préserver la confiance », confie un responsable d’une association de journalistes, sous couvert d’anonymat.
En l’absence d’éléments officiels, la prudence reste de mise. Mais une chose est sûre : l’affaire Roland Olouba Oyabi sera scrutée de près, tant par la presse nationale que par les observateurs internationaux. Elle pourrait, une fois encore, servir de test à l’engagement des autorités gabonaises en faveur des libertés publiques, au premier rang desquelles la liberté de la presse.
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