À Libreville, le temps des promesses semble désormais révolu. Face à une demande sociale de plus en plus pressante autour de l’accès à l’eau potable, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, hausse le ton. Jeudi 2 juillet, il a réuni autour d’une même table les responsables du groupe français Suez, les dirigeants de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, ainsi que le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie. Un rendez-vous placé sous le signe des résultats.

L’objectif affiché est clair : accélérer l’exécution des projets destinés à améliorer durablement l’approvisionnement en eau potable. Pour le chef de l’État, qui a fait de l’accès universel à l’eau le premier pilier de son projet de société, les études et les diagnostics ne suffisent plus. Les populations attendent des réalisations concrètes.

Cette réunion de travail a permis de faire le point sur l’état d’avancement des principaux chantiers en cours. À Foulayong, Suez poursuit le renforcement des capacités de production d’eau potable, tandis qu’à Mbomo, la SEEG développe les infrastructures de distribution. Deux projets complémentaires appelés à renforcer l’alimentation en eau de nombreuses localités et à répondre aux besoins croissants des populations.

Au-delà du suivi technique, la rencontre a également servi à clarifier les responsabilités de chaque acteur et à rappeler l’impératif du respect des calendriers d’exécution. Les investissements sont engagés, les financements mobilisés ; reste désormais à transformer ces moyens en résultats visibles sur le terrain.

Pour le président gabonais, cette exigence de performance s’inscrit dans une nouvelle méthode de gouvernance où l’évaluation des politiques publiques repose davantage sur les impacts concrets que sur les intentions. L’amélioration de l’accès à l’eau constitue ainsi un marqueur de l’action gouvernementale, tant pour des raisons sanitaires que pour les exigences du développement économique.

La coopération entre Suez et la SEEG apparaît, dans ce contexte, comme un levier stratégique. En associant expertise technique internationale et connaissance du terrain, les autorités espèrent bâtir un partenariat capable de répondre durablement aux défis de la production et de la distribution d’eau potable sur l’ensemble du territoire.

À travers cette réunion, le pouvoir exécutif adresse enfin un message sans ambiguïté aux opérateurs : les attentes des Gabonais sont fortes et les délais devront être tenus. Car, au-delà des infrastructures, c’est la crédibilité de la politique de transformation engagée depuis le début de la Transition qui se joue désormais dans la capacité à garantir un service public essentiel : l’accès à une eau potable fiable, continue et accessible à tous.





Assistant Edu Gabon