Diplomatie – La ministre gabonaise des Affaires étrangères a pris part, le 10 septembre 2026 à Cotonou, au séminaire ministériel de haut niveau de l’Union africaine consacré à l’agenda « Femmes, Paix et Sécurité ». Une séquence diplomatique qui a également permis à Libreville et Cotonou d’explorer de nouvelles perspectives de coopération.

Cotonou. Le Gabon entend continuer à faire entendre sa voix dans les grands débats qui structurent l’avenir du continent africain. C’est dans cette dynamique que la ministre gabonaise des Affaires étrangères, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny, a participé au séminaire ministériel de haut niveau de l’Union africaine sur les Femmes, la Paix et la Sécurité, organisé dans le cadre du Processus de Swakopmund.
Au cœur des travaux figuraient notamment les réflexions autour du futur Cadre politique de l’Union africaine sur les quotas, un dossier qui place la représentation des femmes dans les institutions et les processus de décision au centre des priorités continentales.

Prenant part aux échanges au nom du Gabon, la cheffe de la diplomatie gabonaise a mis en avant les avancées enregistrées par le pays en matière de participation des femmes à la gouvernance publique. Elle a notamment souligné la présence de dix femmes ministres au sein du gouvernement de la Cinquième République, appelées à conduire des départements considérés comme stratégiques.
Pour Libreville, cette représentation constitue l’un des marqueurs de la volonté d’accroître la participation des femmes à la conduite des affaires publiques et au processus décisionnel national.
La résolution 1325 au cœur de l’engagement gabonais

Au-delà de la représentation institutionnelle, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny a également rappelé les mécanismes nationaux mis en place autour de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies, consacrée au rôle des femmes dans la prévention et le règlement des conflits ainsi qu’à leur participation aux processus de paix et de sécurité.
Une approche qui inscrit l’action du Gabon dans une dynamique continentale plus large, alors que l’Union africaine cherche à renforcer les dispositifs permettant une participation accrue des femmes aux mécanismes de paix, de sécurité et de gouvernance.
Pour Libreville, l’enjeu dépasse ainsi la seule question de la représentation numérique. Il s’agit également de favoriser l’autonomisation des femmes et leur implication effective dans les espaces de décision.

La mission de la ministre gabonaise à Cotonou ne s’est toutefois pas limitée aux travaux du séminaire continental. En marge des assises, Marie-Edith Tassyla-Ye-Doumbeneny a été reçue par son homologue béninoise, S.E. Madame Corinne Amori Brunet, pour une rencontre consacrée au renforcement des relations entre les deux pays.

Les échanges ont permis d’identifier plusieurs domaines susceptibles de donner un nouvel élan à la coopération bilatérale. Parmi les secteurs évoqués figurent notamment l’agriculture, l’élevage, l’énergie verte, le tourisme et la diplomatie parlementaire.
Ces pistes traduisent une volonté de faire évoluer les relations entre le Gabon et le Bénin vers davantage de coopération économique, institutionnelle et sectorielle, dans une logique de partenariat entre États africains.

Cette séquence béninoise illustre ainsi la double orientation de la diplomatie gabonaise : défendre les positions du pays sur les grandes problématiques africaines tout en recherchant de nouvelles opportunités de coopération avec ses partenaires du continent.
De Cotonou aux différentes instances de l’Union africaine, Libreville entend ainsi conjuguer engagement diplomatique, gouvernance inclusive et coopération économique.

À travers la participation de sa cheffe de la diplomatie au Processus de Swakopmund et les échanges bilatéraux avec le Bénin, le Gabon affirme sa volonté de contribuer aux réflexions continentales tout en consolidant les liens de fraternité et de co-développement avec les autres nations africaines.





Assistant Edu Gabon