Porteur d’un message du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier accompagné du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et des Gabonais de l’Etranger
Marie-Edith TASSYLA-YE- DOUMBENENY
, a été reçu le 15 octobre 2026 par Emmerson Mnangagwa. À Harare, Libreville et Harare affichent leur volonté de bâtir un partenariat Sud-Sud plus étroit, avec en ligne de mire l’échéance continentale de 2027.

Le Gabon accélère sa diplomatie africaine. En déplacement à Harare, le vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a transmis au président Emmerson Mnangagwa un message du chef de l’État gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette audience marque une volonté claire de Libreville : consolider ses alliances africaines, diversifier ses partenariats et transformer les convergences politiques en opportunités concrètes.

Au-delà du protocole, l’objectif est désormais de franchir un cap. Agriculture, mines, environnement et coordination sur les grands dossiers continentaux pourraient devenir les piliers d’un partenariat appelé à gagner en profondeur et en visibilité.

La coopération Sud-Sud comme levier de souveraineté
Alors que les États africains cherchent à renforcer leur autonomie économique et stratégique, Libreville et Harare misent sur leurs complémentarités. Pour le Gabon, riche de ses ressources naturelles et engagé dans la diversification de son économie, le Zimbabwe représente un partenaire potentiel dans plusieurs secteurs décisifs.

L’agriculture et les mines figurent au premier rang des domaines d’intérêt. Les enjeux environnementaux offrent également un terrain de convergence majeur. Le Gabon, acteur central de la préservation du bassin du Congo, et le Zimbabwe sont confrontés à des défis communs en matière de protection des écosystèmes, de gestion des ressources et de gouvernance environnementale.
Cette dynamique dépasse le cadre bilatéral. Elle porte une ambition plus large : bâtir une coopération africaine fondée sur le partage d’expertise, la mutualisation des capacités et la conception de solutions adaptées aux réalités du continent.

2027, le prochain test grandeur nature
L’audience de Harare revêt aussi une portée institutionnelle. Le Gabon et le Zimbabwe sont candidats à l’accueil de la neuvième réunion de coordination entre l’Union africaine et les communautés économiques régionales, prévue en 2027.
Cette échéance donne un relief particulier au rapprochement entre les deux capitales. La concertation au plus haut niveau pourrait contribuer à rapprocher les positions et à installer une véritable dynamique de coopération continentale. Selon les informations communiquées, le président Emmerson Mnangagwa a salué la démarche de Brice Clotaire Oligui Nguema, fondée sur le dialogue direct entre dirigeants africains.

À Harare, Alexandre Barro Chambrier accompagné du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, chargé de l’Intégration et des Gabonais de l’Etranger
Marie-Edith TASSYLA-YE- DOUMBENENY a porté la vision du président gabonais, qui fait de la coopération Sud-Sud un moteur du développement et de l’émancipation de l’Afrique. Le vice-président a également exprimé sa satisfaction quant à l’accueil qui lui a été réservé.

Pour Libreville, cette séquence confirme une stratégie : renforcer les partenariats africains, élargir les espaces de concertation et positionner le Gabon comme un acteur plus influent du dialogue continental. Mais l’enjeu se situe désormais dans la mise en œuvre.
La crédibilité de ce rapprochement se mesurera à la signature d’accords, au lancement de projets structurants et à l’intensification des échanges économiques. Entre le Gabon et le Zimbabwe, le temps des intentions doit laisser place à celui des résultats.





Assistant Edu Gabon