À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, célébrée le 17 octobre, Orabank Gabon s’engage à former 100 femmes entrepreneures, notamment des commerçantes des marchés de Libreville, aux fondamentaux de la gestion financière. Une initiative qui place l’inclusion économique au cœur de la lutte contre la précarité.

Au Gabon, l’autonomisation économique des femmes passe aussi par la maîtrise de l’argent. Budgétisation, épargne, gestion de la trésorerie ou accès au crédit : autant de compétences qui peuvent faire la différence entre une activité commerciale de subsistance et une entreprise capable de se développer durablement.

C’est dans cette perspective qu’Orabank Gabon a pris part, le samedi 17 octobre 2026, à une masterclass consacrée à l’éducation et à l’intelligence financière, organisée par la plateforme Women in Finance Gabon et l’ONG Finance Solid’, avec le concours de l’Agence nationale de promotion des investissements (ANPI).

À travers cette initiative, la banque annonce un programme de formation destiné à 100 femmes entrepreneures, parmi lesquelles des commerçantes des marchés de Libreville, notamment celui de Kinguélé. L’accompagnement sera déployé sur plusieurs sessions afin de favoriser un apprentissage progressif, adapté aux réalités quotidiennes des bénéficiaires.

Mieux gérer pour mieux entreprendre
Derrière les étals des marchés et les petites activités commerciales se joue une partie importante de l’économie locale. Pourtant, nombre de femmes entrepreneures évoluent dans le secteur informel, avec des moyens limités et des outils de gestion parfois rudimentaires. La confusion entre les dépenses du ménage et celles de l’activité, l’absence d’épargne de précaution ou encore la difficulté à accéder aux financements constituent autant de freins à leur développement.

Le programme annoncé entend apporter des réponses concrètes à ces défis. Les formations porteront notamment sur la construction d’un budget, la constitution d’une épargne, la maîtrise de l’endettement et le suivi des recettes et des dépenses. Les participantes seront également sensibilisées aux services bancaires et aux solutions de financement, ainsi qu’à la prévention des fraudes et à la sécurisation des moyens de paiement.

L’enjeu est de leur permettre de mieux piloter leurs activités, de protéger les revenus générés et de consolider progressivement leur indépendance économique.
La finance comme levier d’inclusion
Représentée lors de la rencontre par Maryse Zeng, directrice Clientèle des particuliers et professionnelles, Orabank Gabon inscrit cette action dans sa politique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), sous l’impulsion de son directeur général, Carlos Mevi.

Pour l’établissement bancaire, l’initiative traduit une volonté de rapprocher les services financiers des populations et de contribuer à l’émergence d’un entrepreneuriat féminin plus structuré. Au-delà de la formation, l’ambition est de donner aux bénéficiaires des outils susceptibles d’améliorer la pérennité de leurs activités et, par ricochet, la stabilité financière de leurs ménages.
La démarche rejoint les préoccupations liées à l’inclusion financière, qui ne se limite pas à la possibilité d’ouvrir un compte bancaire. Elle suppose également de comprendre les mécanismes financiers, de prendre des décisions éclairées et d’utiliser les services disponibles de manière responsable.

De la sensibilisation à l’autonomie durable
Portée par Gwenaelle Simbi épouse Marat-Abyla, promotrice de Women in Finance Gabon et présidente de l’ONG Finance Solid’, cette initiative entend faire de l’éducation financière un instrument concret de lutte contre la pauvreté.
Le choix du 17 octobre, date consacrée à l’échelle internationale à l’élimination de la pauvreté, donne une portée particulière à cette mobilisation. Il rappelle que l’accès aux connaissances financières peut contribuer à réduire certaines vulnérabilités économiques, notamment chez les femmes qui assument une part importante des responsabilités familiales tout en développant leurs propres activités.

Reste désormais à traduire cet engagement en résultats mesurables : amélioration des pratiques de gestion, développement de l’épargne, recours mieux maîtrisé aux financements et consolidation des activités bénéficiaires.
En ciblant 100 femmes entrepreneures, Orabank Gabon fait le pari que l’autonomie financière se construit aussi par la connaissance. Une démarche dont l’impact se mesurera, à terme, à la capacité des participantes à transformer leurs revenus en projets plus solides et en perspectives économiques durables.





Assistant Edu Gabon