Un appel sur les réseaux sociaux, une mobilisation et surtout un geste concret. À Makokou, l’histoire de la petite Abigaëlle illustre une nouvelle fois la capacité des réseaux sociaux à faire émerger des situations de détresse et, lorsqu’ils sont utilisés à bon escient, à provoquer des élans de solidarité.
Depuis quelque temps, l’influenceur gabonais « Tout à refaire » s’est fait remarquer par une démarche particulière : parcourir le pays à sa manière, mettre en lumière des réalités souvent ignorées et interpeller l’opinion sur des situations qui nécessitent attention et assistance. Une approche qui, au-delà du divertissement, rappelle que l’influence peut aussi servir une cause utile.
Son récent appel en faveur de la petite Abigaëlle, à Makokou, n’est pas resté sans suite. Sensibilisé par sa situation, le SAMU Social Gabon, antenne de Makokou, s’est mobilisé.
Dimanche 13 septembre 2026, les équipes du SAMU Social Gabonais sont rendues au domicile de l’enfant pour lui apporter les premiers soins, mais également lui remettre un fauteuil roulant. Un équipement qui devrait améliorer considérablement son quotidien et lui permettre de gagner en autonomie, notamment dans ses déplacements vers l’école.
Pour sa famille, le geste est considérable. Jusqu’ici, sa mère, ses sœurs, ses tantes et sa grand-mère devaient régulièrement l’assister dans les actes les plus simples de la vie quotidienne. La remise de ce fauteuil roulant constitue donc bien plus qu’un don matériel : c’est un véritable soulagement pour l’enfant et pour ses proches.
Quand l’influence devient utile
Cette mobilisation met également en lumière un autre aspect : celui de l’influence positive sur les réseaux sociaux.
Dans un environnement numérique parfois marqué par les invectives, les polémiques et le dénigrement, l’initiative de « Tout à refaire » montre qu’un influenceur peut aussi alerter, sensibiliser et contribuer à rapprocher les personnes vulnérables des structures susceptibles de leur venir en aide.
Son intervention a permis de rendre visible la situation d’Abigaëlle et de susciter une mobilisation. Le SAMU Social a ensuite apporté une réponse concrète.
C’est précisément dans cette complémentarité que les réseaux sociaux prennent tout leur sens : signaler une difficulté, mobiliser l’opinion et favoriser une réponse solidaire.
Le SAMU Social, au plus près des populations
À travers cette intervention à Makokou, le SAMU Social Gabonais confirme également sa vocation : aller vers les populations les plus vulnérables, y compris celles qui vivent loin des grands centres urbains.
Le geste posé en faveur d’Abigaëlle rappelle que l’action sociale ne doit pas se limiter aux discours. Elle doit se traduire par une présence sur le terrain, une écoute et, autant que possible, des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par les familles.
Le fauteuil roulant remis à la petite Abigaëlle est ainsi le symbole d’une solidarité qui se veut proche des réalités quotidiennes.
Cette dynamique rejoint, plus largement, la volonté affichée par les autorités de placer la question sociale au cœur de l’action publique. Dans la vision portée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, la construction de la 5e République doit également se mesurer à sa capacité à prendre en compte les personnes les plus fragiles et les populations confrontées aux difficultés du quotidien.
L’attention portée aux personnes vulnérables, l’accès aux soins, l’accompagnement des enfants et l’inclusion des personnes en situation de handicap constituent autant de défis qui nécessitent la mobilisation de tous : pouvoirs publics, structures sociales, associations, citoyens et acteurs du numérique.
À Makokou, l’histoire d’Abigaëlle montre justement que la solidarité peut naître d’un simple appel et se transformer en action concrète.
Le sourire retrouvé de cette petite fille est peut-être le plus beau résultat de cette chaîne de mobilisation. Et derrière ce sourire, il y a un message plus large : l’influence peut être positive lorsqu’elle sert à alerter, la solidarité devient plus forte lorsqu’elle se traduit par des actes, et l’action sociale prend tout son sens lorsqu’elle parvient jusqu’à ceux qui en ont le plus besoin.
Joy kengue





