Durant deux jours, du 1er au 2 mars de l’année en cours, Libreville, la capitale gabonaise a abrité la 6e édition du One Forest Summit. Une rencontre de haut niveau qui a mobilisé des experts du domaine de la forêt et de l’environnement venus sur le continent et le reste du monde. C’était en présence de plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernements, des dirigeants d’organisations internationales, des institutions financières, des représentants du secteur privé, des ONG internationales, des think-tanks et des centres de recherche, des organisations de populations autochtones et la société civile.

A l’ouverture, comme à la clôture des travaux de ce sommet, les experts du domaine de la forêt et tous ses corolaires ont planché sur la question de la préservation et la gestion durable des forêts tropicales, entre autres l’application à grande échelle d’industries de chaînes de valeur durables, la coopération scientifique sur les écosystèmes forestiers, la promotion de chaînes de valeur durables dans le secteur forestier et le développement de sources de financement innovantes notamment en explorant les solutions de conservation de la biodiversité fondées sur le marché. Mouvement qui s’inscrit dans le One Planet initié en 2017 par la France, l’ONU et la Banque Mondiale.

De cette grande rencontre de réflexion, dont l’objectif était de faire progresser la préservation et la gestion durable des forêts tropicales, en dehors de la passion dans les échanges, les travaux ont débouché sur de nouveaux engagements et plus d’initiatives concrètes.

L’on retiendra quelques pistes de solutions communes évoquées pour gérer et protéger les 3 grands bassins forestiers que sont la forêt amazonienne, le bassin du Congo et les forêts tropicales d’Asie du sud-est, la commercialisation des crédits carbones, source de financement innovant encore mal connu, mais la plus prometteuse pour une transformation qui nous éloigne de la déforestation. Un moyen de rétribution pour les efforts de protection de l’environnement.

Le One Forest Summit a tenu toutes ses promesses. Aussi, la coopération scientifique pour prévenir des pandémies, car l’un des piliers majeurs de cet événement. Cet aspect est allé au-delà de la protection des forêts tropicales pour comprendre le lien entre déforestation et zoonose (maladies transmises de l’animal à l’homme). Le programme international PREZODE, qui depuis la crise de la Covid-19 étudie le phénomène, a été également au cœur des discussions ce sommet avec l’espoir d’aller encore plus loin en rassemblant davantage de scientifiques du monde entier.

Présent à ce rendez-vous sur les forêts, le monde a pris conscience que sans la forêt, le climat et la biodiversité sont en péril. Et l’humanité gravement menacée.
A chacun désormais de faire sa part.
Et de tenir ses engagements. Pour le Président gabonais Ali Bongo Ondimba, son pays « le Gabon continuera, lui, d’être exemplaire dans la protection et la gestion durable de sa forêt. L’heure est à l’action. » a-t-il lancé sur son compte Twitter.

Co-organisé par le Gabon et la France, le sommet de Libreville a été mis en place dans l’intérêt de trouver des solutions concrètes pour préserver les trois grands bassins forestiers. Les forêts tropicales rendent un service inestimable aux populations locales et à l’humanité en offrant de nombreuses ressources mais aussi en piégeant le carbone et en abritant des hotspots de biodiversité.

Rappelons à toutes fins utiles que les forêts occupent 1/3 des terres émergées et abritent 80% de la biodiversité terrestre et sont par conséquent une priorité mondiale.



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